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	<title>Pomum</title>
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	<pubDate>Fri, 02 Jul 2010 13:44:28 +0000</pubDate>
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		<title>Décrire une pomme</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Dec 2009 18:03:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>patrice</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Décrire un fruit]]></category>

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		<description><![CDATA[Introduction
Cet article est le premier d’une série afin d’initier les néophytes à décrire un fruit.
Il est important d’apprendre à décrire un fruit, soit pour réaliser des fiches variétales, soit pour comprendre des fiches variétales existantes (apprendre le vocabulaire technique afin de comparer le fruit de son jardin avec la description officielle), soit pour rassembler les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Introduction</h2>
<p>Cet article est le premier d’une série afin d’initier les néophytes à décrire un fruit.<br />
Il est important d’apprendre à décrire un fruit, soit pour réaliser des fiches variétales, soit pour comprendre des fiches variétales existantes (apprendre le vocabulaire technique afin de comparer le fruit de son jardin avec la description officielle), soit pour rassembler les éléments nécessaires en vue de communiquer à un tiers (personne physique ou logiciel d’identification) des informations en vue de tenter d’identifier un fruit.<br />
Chaque espèce a ses spécificités, nous allons commencer par la pomme. Cette initiation ne veut pas être une description pomologique puriste et pointue, mais présenter les principaux éléments de description.</p>
<h2>1. Choisir des pommes représentatives</h2>
<p>Lorsqu’on revient d’une cueillette, nous avons un lot de fruits. Il se pose d’entrée la question de quel fruit choisir pour la description, surtout lorsque le lot est hétérogène. Beaucoup tombent dans l’erreur de choisir le plus beau et le plus gros fruit, alors qu’il faut choisir le calibre de fruit que l&#8217;on retrouve en plus grand nombre dans le lot.<br />
Il convient donc de procéder dans un premier temps à une analyse de sa récolte, sur un nombre conséquent de fruits. On commence généralement par trier les fruits par calibre. Cela permettra de voir rapidement quel est le calibre de fruit le plus présent en quantité.<br />
Dans l’exemple ci-dessous, restreint à cinq fruits pour des facilités d’illustration, nous voyons bien que nous avons peu de pommes de petit calibre (P), peu de pommes de gros calibre (G), mais une majorité de pommes de calibre moyen (M). Nous ne conserverons donc que  les pommes de calibre moyen (M) pour procéder à la réalisation de notre description pomologique.</p>
<p><img class="aligncenter" title="choisir un fruit représentatif" src="http://www.pomum.fr/upload/01.jpg" alt="" width="750" height="207" /></p>
<p>Ensuite, nous passons à nouveau en revue le lot retenu, et éliminons les pommes qui ne ressemblent pas à la majorité des pommes de ce lot (par exemple uniquement l&#8217;une d&#8217;elle aurait une coloration particulière, une déformation, ou tout autre critère que nous allons détailler dans la suite de cette initiation&#8230; qu&#8217;aucune autre aurait) afin d&#8217;avoir un ensemble très homogène et représentatif de la majorité.</p>
<p>En plus d’avoir ainsi procédé à un tri, nous avons notre première information pomologique : l’homogénéité des fruits (quasiment tous les fruits sont identiques ou y a-t-il de très grandes disparités ?).</p>
<h2>2. Mesurer la pomme</h2>
<p>Maintenant que nous avons notre lot de fruits représentatifs, nous allons les mesurer.<br />
La première mesure est la pesée.</p>
<p><img class="aligncenter" title="pesée des fruits" src="http://www.pomum.fr/upload/02pesee.JPG" alt="" width="348" height="500" /></p>
<p>Sans difficulté, nous déterminons la masse moyenne d’un fruit représentatif.<br />
Ensuite viennent les mesures des dimensions du fruit.<br />
A l’aide d’un pied à coulisse ou à défaut d&#8217;une règle graduée, nous procédons à la mesure de ces dimensions : largeur moyenne, hauteur moyenne.</p>
<h2>3. Décrire la forme de la pomme</h2>
<p>Dans un premier temps, on regarde le rapport hauteur / largeur : est-ce une pomme plus haute que large ? Plus large que haute ? Aussi haute que large ?</p>
<p><img class="aligncenter" title="la forme est-t-elle plus large ou plus haute" src="http://www.pomum.fr/upload/phql.JPG" alt="" width="640" height="328" /></p>
<p>Ensuite nous allons apprécier la symétrie de la forme :</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 418px"><img title="dissymétrie axiale" src="http://www.pomum.fr/upload/d1.jpg" alt="" width="408" height="398" /><p class="wp-caption-text">Exemple de légère dissymétrie par rapport à l&#39;axe : une des tangentes n&#39;est pas horizontale</p></div>
<p style="text-align: center;">
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><img title="dissymétrie axiale" src="http://www.pomum.fr/upload/d2.jpg" alt="Exemple de forte disymétrie : dune part impossibilité dun axe central rectiligne, dautre part les tangentes ne sont ni parallèles entre elles, ni au moins lune delle est à lhorizontale" width="640" height="323" /><p class="wp-caption-text">Exemple de forte dissymétrie : d&#39;une part impossibilité d&#39;un axe central rectiligne, d&#39;autre part les tangentes ne sont ni parallèles entre elles, ni au moins l&#39;une d&#39;elle est à l&#39;horizontale</p></div>
<p style="text-align: center;">
<p>Ensuite, nous observons la caractéristique suivante :</p>
<p><img class="aligncenter" title="centrage de la pomme" src="http://www.pomum.fr/upload/symetrie.jpg" alt="" width="462" height="428" /></p>
<p>Nous avons sur le schéma, en traits jaunes, l&#8217;axe central de la pomme, les deux tangentes, l&#8217;intersection de ces droites donnant les points A et B.</p>
<p>M est le milieu du segment [AB], que l&#8217;on désigne &#8220;centre de la pomme&#8221;.</p>
<p>Ensuite, en traits bleus, nous faisons des tangentes sur les côtés, à l&#8217;endroit le plus large de la pomme. Les points de contact des tangentes sont nommés respectivement C et D.</p>
<p>N est le point d&#8217;intersection des segments [AB] et [CD].</p>
<p>Le critère d&#8217;observation est l&#8217;éloignement éventuel de N avec M. Suivant les fruits, cette distance peut être très importante, de l&#8217;ordre du tiers de la hauteur du fruit.</p>
<p>Ensuite, nous tâchons de nommer la forme.<br />
Pour cela, il existe plusieurs normes, établies soit par des instituts de recherche, des associations pomologiques, etc.</p>
<p>Celle ayant tendance à s&#8217;imposer est celle de l&#8217;UPOV (Union internationale pour la Protection des Obtentions Végétales)</p>
<p>Nos précédentes observations nous aideront à mieux trancher lorsqu&#8217;on hésite entre deux cas possibles.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="Formes de pommes" src="http://www.pomum.fr/upload/upov.jpg" alt="" width="515" height="760" /><br />
<em>Les formes de pommes, selon l&#8217;UPOV</em></p>
<p style="text-align: center;"><em><br />
</em></p>
<h2>4. Décrire la partie inférieure de la pomme</h2>
<p>Les principales zones à analyser sont les suivantes :</p>
<p><img class="aligncenter" title="Le dessous de la pomme" src="http://www.pomum.fr/upload/dessous.JPG" alt="" width="640" height="521" /></p>
<h3>La couronne</h3>
<p>On la caresse délicatement du bout d&#8217;un doigt, de façon circulaire.<br />
Les trois possibilités sont les perceptions suivantes :</p>
<p><img class="aligncenter" title="couronne dune pomme" src="http://www.pomum.fr/upload/couronne.jpg" alt="" width="640" height="334" />La couronne est uniforme lorsque la sensation du parcours du doigt laisse l&#8217;impression d&#8217;une surface plate.</p>
<p>La couronne est mamelonnée lorsque la sensation du parcours du doigt laisse l&#8217;impression d&#8217;un léger relief, mais non flagrant lors de l&#8217;observation visuelle.</p>
<p>La couronne est bosselée lorsque la sensation du parcours du doigt laisse une impression chaotique, montagne russe, qui avait déjà été inévitablement remarquée à l&#8217;oeil nu.</p>
<h3>L&#8217;oeil</h3>
<p>Il existe trois principales configurations :</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><img title="oeil ouvert" src="http://www.pomum.fr/upload/ouvert.JPG" alt="Oeil ouvert" width="640" height="555" /><p class="wp-caption-text">Oeil ouvert</p></div>
<p>Lorsque l&#8217;oeil est ouvert, les sépales sont dressées ou écartées de façon à ce que le fond de l&#8217;oeil soit visible.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><img title="oeil mi clos" src="http://www.pomum.fr/upload/mi-clos.JPG" alt="Oeil mi-clos" width="640" height="593" /><p class="wp-caption-text">Oeil mi-clos</p></div>
<p>L&#8217;oeil est mi-clos lors les sépales sont disposées de façon à ce que le fond de l&#8217;oeil soit partiellement mais difficilement visible.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><img title="oeil clos" src="http://www.pomum.fr/upload/clos.JPG" alt="Oeil clos" width="640" height="561" /><p class="wp-caption-text">Oeil clos</p></div>
<p>L&#8217;oeil est clos lorsque les sépales sont bien fermées et qu&#8217;on ne distingue pas le fond de l&#8217;oeil.</p>
<h3>La cuvette oculaire</h3>
<p>(cavité oculaire, cavité de l&#8217;oeil, cuvette de l&#8217;oeil&#8230;).</p>
<p>Ses dimensions : largeur, profondeur ; son aspect (lisse, bosselée&#8230;).</p>
<p>Nous aurons par la suite des moyens de mieux l&#8217;observer lorsque nous procéderons aux coupes de la pomme.</p>
<h2>5. Décrire la partie supérieure de la pomme</h2>
<p>Les zones suivantes peuvent être citées, mais le principal critère sera le pédoncule, et sa proportion par rapport aux dimensions de la cavité pédonculaire :</p>
<p><img class="aligncenter" title="le dessus de la pomme" src="http://www.pomum.fr/upload/dessus.JPG" alt="" width="640" height="400" /></p>
<p>Ce pédoncule est-il de longueur très courte? Inférieure à la tangente de l&#8217;assiette? Sa longueur lui permet-il d&#8217;approcher la tangente de l&#8217;assiette? La dépasser grandement?</p>
<p>A vue d&#8217;oeil, on peut se prononcer, mais pour des mesures précises, il faudra attendre les étapes suivantes.</p>
<p><img class="aligncenter" title="pédoncule court" src="http://www.pomum.fr/upload/court.JPG" alt="" width="640" height="421" /></p>
<p><img class="aligncenter" title="pédoncule long" src="http://www.pomum.fr/upload/long.JPG" alt="" width="640" height="486" /></p>
<h2>6. Décrire l&#8217;épiderme de la pomme</h2>
<p>Quelle est la sensation lorsqu&#8217;on caresse la peau de la pomme? Douce et lisse? Râpeuse?</p>
<p>L&#8217;épiderme semble t-il sec? gras (le terme technique est alors &#8220;huileux&#8221;)?</p>
<p>A-t-elle une odeur prononcée?</p>
<p>Quelle est sa couleur à maturité de cueillette?</p>
<p>L&#8217;épiderme a une couleur de fond.<br />
Ce fond peut-être recouvert d&#8217;autres couleurs, parfois au point de rendre le fond minoritaire en terme de surface.</p>
<p>Lorsque cela donne l&#8217;impression qu&#8217;une couleur a été versée - tel un pot de peinture - sur le fond, on dit que la pomme est &#8220;lavée&#8221; :</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><img title="pomme lavée" src="http://www.pomum.fr/upload/lavee.JPG" alt="Une pomme jaune lavée de rouge" width="640" height="571" /><p class="wp-caption-text">Une pomme jaune lavée de rouge</p></div>
<p>Lorsque cela donne l&#8217;impression qu&#8217;à coup de stylet on a étiré de la couleur, la pomme est alors &#8220;striée&#8221; :</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><img title="pommes striées" src="http://www.pomum.fr/upload/strie.JPG" alt="Des pommes striées, lune à fond vert, lautre à fond jaune" width="640" height="314" /><p class="wp-caption-text">Des pommes striées, l&#39;une à fond vert, l&#39;autre à fond jaune</p></div>
<p>Est-ce que la face qui était exposée du côté du soleil a une couleur particulière?</p>
<p>Quelle est la couleur, la densité, la forme des lenticelles?</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><img title="lenticelle" src="http://www.pomum.fr/upload/lenticelle.JPG" alt="Des lenticelles" width="500" height="489" /><p class="wp-caption-text">Des lenticelles</p></div>
<h2>7. Réaliser les vues de coupe de la pomme</h2>
<p>Afin de continuer notre observation et mesures de notre pomme, il va falloir réaliser deux types de coupes.</p>
<h3>La coupe méridienne</h3>
<p>On coupe la pomme à la verticale, en son milieu.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><img title="coupe méridienne" src="http://www.pomum.fr/upload/meridienne3.JPG" alt="Coupe méridienne" width="640" height="379" /><p class="wp-caption-text">Coupe méridienne</p></div>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 627px"><img title="coupe méridienne" src="http://www.pomum.fr/upload/meridienne2.JPG" alt="Coupe méridienne" width="617" height="640" /><p class="wp-caption-text">Coupe méridienne</p></div>
<p>Grâce à cette coupe, on peut mieux observer la cuvette oculaire et la cuvette pédonculaire et mesurer aisément.</p>
<h3>La coupe équatoriale</h3>
<p>On coupe la pomme à l&#8217;horizontale,  en son milieu.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><img title="coupe équatoriale" src="http://www.pomum.fr/upload/equatoriale.JPG" alt="Coupe équatoriale" width="640" height="438" /><p class="wp-caption-text">Coupe équatoriale</p></div>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><img title="coupe equatoriale" src="http://www.pomum.fr/upload/equatoriale2.JPG" alt="Coupe équatoriale" width="640" height="352" /><p class="wp-caption-text">Coupe équatoriale</p></div>
<p>La coupe équatoriale va nous présenter les pépins, et les loges à pépins (les cavités qui les contiennent).</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><img title="cavités" src="http://www.pomum.fr/upload/cavites.JPG" alt="Les loges à pépins" width="640" height="463" /><p class="wp-caption-text">Les loges à pépins</p></div>
<p>Les loges contiennent les pépins.</p>
<p>Au centre des loges, éventuellement, une cavité dite &#8220;cavité centrale&#8221;.</p>
<p>S&#8217;il n&#8217;y a pas de cloison séparant les loges à pépins de la cavité centrale, on parle alors d &#8216; &#8220;ouverture de loge&#8221; ou de &#8220;loges communiquantes&#8221;.</p>
<p>Voici quelques exemples de cas :</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 262px"><img title="loges à pépins" src="http://www.pomum.fr/upload/l1.jpg" alt="Loges triangulaires, partiellement ouvertes, cavité centrale" width="252" height="260" /><p class="wp-caption-text">Loges triangulaires, partiellement ouvertes, cavité centrale</p></div>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><img title="loges à pépins" src="http://www.pomum.fr/upload/l2.jpg" alt="loges lancéolées, non communiquantes, absence de cavité centrale" width="500" height="511" /><p class="wp-caption-text">loges lancéolées, non communiquantes, absence de cavité centrale</p></div>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><img title="loges à pépins" src="http://www.pomum.fr/upload/l3.jpg" alt="loges presques fermées, non communiquantes, présence de cavité centrale" width="500" height="556" /><p class="wp-caption-text">loges presques fermées, non communiquantes, présence de cavité centrale</p></div>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><img title="loges à pépins" src="http://www.pomum.fr/upload/l4.jpg" alt="loges ovales larges, totalement communiquantes sur la cavité centrale" width="500" height="488" /><p class="wp-caption-text">loges ovales larges, totalement communiquantes sur la cavité centrale</p></div>
<h2>8. Décrire la chair</h2>
<p>Quelle est la couleur de la chair?</p>
<p>Quelle est sa texture? (très croquante et ferme sous la dent? farineuse?).</p>
<p>Quelle est son odeur?</p>
<p>et quel est son goût?<br />
C&#8217;est là la partie la plus difficile de la description car les goûts et les sensibilités gustatives sont d&#8217;une part très personnels, et d&#8217;autre part, évoluent : une pomme citée &#8220;sucrée&#8221; dans un document du 18è siècle  ne sera pas forcement considérée de nos jours comme &#8220;sucrée&#8221;, car cette notion a évolué au fil du temps. On arrivera néanmoins à différencier aisément le sucré de l&#8217;acidulé.</p>
<p>D&#8217;autre part, il faudra déguster le fruit régulièrement à diverses périodes après sa récolte (voir même avant) ; certains fruits sont insipides à la récolte et n&#8217;exprimeront toutes leurs saveurs qu&#8217;après plusieurs semaines en cave fruitière, d&#8217;autres au contraire auront leurs arômes les plus prononcés à la récolte et se dégraderont très rapidement. Cela permettra de déterminer la période de maturité de dégustation : quand déguster les pommes après la récolte pour avoir le meilleur rendu gustatif ?</p>
<h2>9. Rédiger la fiche variétale</h2>
<p>Elle retranscrira le bilan des constatations qui auront pu être faites durant toute cette séance d&#8217;analyse de la pomme.<br />
C&#8217;est un travail, qui, autant que possible, a tout intérêt à être réalisé en groupe et non de manière individuelle.<br />
On notera les divers caractères représentatifs qui ont pu être observés, on réalisera des photographies (fruit sous toutes ses faces, coupe méridienne et équatoriale, avec un repère d&#8217;échelle précis et directement exploitable (une règle graduée ou feuille millimétrée ; et non une pièce, un sucre ou une canette de boisson).</p>
<p>Les caractéristiques physiques de l&#8217;arbre sont aussi intéressantes à noter.  On indiquera si l&#8217;arbre est greffé - si tel est le cas on notera le porte-greffe de la variété étudiée car il influe les caractéristiques des fruits -, sinon on indiquera s&#8217;il est issu d&#8217;un semis ou d&#8217;une autre multiplication végétative ; les périodes de récolte, de maturité, le lieu et le climat où se trouve l&#8217;arbre de référence sur lequel ont été prélevés les fruits.</p>
<p>L&#8217;étude aura tout intérêt à être renouvelée plusieurs années de suite, afin de vérifier que les caractères se maintiennent bien et qu&#8217;il ne s&#8217;agisse pas d&#8217;une &#8220;année exceptionnelle&#8221;.</p>
<p><em>Remerciements au Centre de Pomologie d&#8217;Alès pour des compléments d&#8217;informations apportés.</em></p>
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		<title>Palmette à la diable</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Jul 2009 13:45:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>patrice</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Taille & formation]]></category>

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		<description><![CDATA[La palmette à la diable (appelée aussi espalier naturel, palissage à la loque, palissage à la diable) est un mode de conduire d&#8217;arbres fruitiers palissés le long d&#8217;un mur.
Elle est formée sur un tronc de courte hauteur, duquel partent deux charpentières symétriquement opposées, qui au fur et à mesure de la croissance se diviseront en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;">La palmette à la diable (appelée aussi espalier naturel, palissage à la loque, palissage à la diable) est un mode de conduire d&#8217;arbres fruitiers palissés le long d&#8217;un mur.</p>
<p style="text-align: left;">Elle est formée sur un tronc de courte hauteur, duquel partent deux charpentières symétriquement opposées, qui au fur et à mesure de la croissance se diviseront en sous-charpentières.</p>
<p style="text-align: left;">Cette forme est utilisée principalement pour les pêchers, mais on la trouvait aussi utilisée parfois pour l&#8217;abricotier, le plaqueminier (kaki), le grenadier, le cerisier, &#8230; On choisira des porte-greffes de vigueur moyenne.</p>
<p style="text-align: left;">Son principal inconvénient  est de provoquer des blessures sur les charpentières suite au contact ou frottement avec le fil de fer.</p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;"><strong>Voici comment la former</strong> :</p>
<p style="text-align: left;">Le premier hiver, on plante le scion, qu&#8217;on décapite à environ à 50 cm du sol. Si plusieurs sujets côte à côte, on espace chacun d&#8217;eux d&#8217;au moins 4 mètres.</p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: center;">
<dl id="attachment_121" class="wp-caption aligncenter" style="width: 269px;">
<dt class="wp-caption-dt"><img class="size-full wp-image-121" title="scion" src="http://www.pomum.fr/wp-content/uploads/2009/07/scion.jpeg" alt="scion à décapiter" width="259" height="500" /></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: left;">Au printemps, lorsque le scion partira en végétation, on ne gardera que deux rameaux, symétriquement opposés, qu&#8217;on maintiendra à l&#8217;oblique par tuteurage sur latte.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-122" title="formation la premiere année de vegetation" src="http://www.pomum.fr/wp-content/uploads/2009/07/veg1.jpeg" alt="formation la premiere année de vegetation" width="500" height="413" /></p>
<p style="text-align: left;">L&#8217;hiver suivant, ces deux rameaux seront rabattus à environ 40 cm :</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-123" title="hiver suivant rabattage" src="http://www.pomum.fr/wp-content/uploads/2009/07/numeriser0003.jpg" alt="hiver suivant rabattage" width="500" height="313" /></p>
<p style="text-align: left;">Le printemps suivant, on conserve trois sous charpentières :</p>
<p style="text-align: left;">- une tendant vers l&#8217;horizontale,</p>
<p style="text-align: left;">- une tendant dans le prolongement de l&#8217;oblique,</p>
<p style="text-align: left;">- une vers le haut, mais jamais à la verticale, en s&#8217;aidant de tuteurs complémentaires.</p>
<p style="text-align: left;"><img class="aligncenter size-full wp-image-124" title="palmette : formation a+2" src="http://www.pomum.fr/wp-content/uploads/2009/07/numeriser0002.jpg" alt="palmette : formation a+2" width="640" height="310" /></p>
<p style="text-align: left;">Les années suivantes, on continue ainsi ces prolongations par division, au hasard de la végétation, tout en essayant de maintenir un certain équilibre et symétrie de la végétation.</p>
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_132" class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><img class="size-full wp-image-132" title="palmette à la diable" src="http://www.pomum.fr/wp-content/uploads/2009/07/numeriser00011.jpg" alt="palmette à la diable" width="640" height="418" /><p class="wp-caption-text">palmette à la diable</p></div>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;ensachage des fruits</title>
		<link>http://www.pomum.fr/?p=77</link>
		<comments>http://www.pomum.fr/?p=77#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2009 14:22:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>GD</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Arboriculture]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.pomum.fr/?p=77</guid>
		<description><![CDATA[L’ensachage des fruits est une méthode ancestrale - largement utilisée par les arboriculteurs avant l’arrivée des produits phytosanitaires - qui permet de récolter des fruits sains (non verreux) et de belle présentation.
Cette technique quasiment abandonnée chez nous, constitue néanmoins pour l’amateur un moyen efficace pour protéger ses fruits des ravageurs (carpocapses, insectes piqueurs, guêpes …) [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’ensachage des fruits est une méthode ancestrale - largement utilisée par les arboriculteurs avant l’arrivée des produits phytosanitaires - qui permet de récolter des fruits sains (non verreux) et de belle présentation.</p>
<p>Cette technique quasiment abandonnée chez nous, constitue néanmoins pour l’amateur un moyen efficace pour protéger ses fruits des ravageurs (carpocapses, insectes piqueurs, guêpes …) mais également pour limiter les contaminations de tavelure, en les enveloppant tout simplement d&#8217;un sachet.</p>
<p>L&#8217;ensachage n&#8217;affecte pas la saveur du fruit de manière significative ;  ce dernier conserve sa belle apparence, avec un peu moins de coloration, ce que l&#8217;on peut corriger en ôtant les sachets quelques jours avant la récolte.</p>
<p>Traditionnellement, en vue de faciliter le travail sur le terrain, les sacs étaient préparés à l’avance en hiver et stockés prêts à coiffer les fruits.</p>
<h3>Le matériel nécessaire</h3>
<p>- sacs en papier kraft,  de 36g/m², de dimensions approximatives 16 x 21 cm (correspondant à une contenance d’une livre) et que l’on peut trouver dans les magasins de fournitures pour commerçants, emballés généralement  par 1000 unités, à un prix raisonnable.<br />
Ils peuvent être avec soufflets ce qui ne présente pas d’inconvénient majeur. A noter que les sacs en papiers kraft blanchi s’avèrent moins résistants et sont à éviter. Leur prix est également plus élevé.<br />
Pour permettre l’écoulement de l’eau de pluie des entailles sont effectuées au fond du sac.<br />
Les manchons (sacs ouverts aux deux extrémités) présentent la même efficacité, ce qui peut paraître surprenant.</p>
<p>- bracelets caoutchouc (élastiques) de 30mm (se mesure plié en deux) de préférence de couleur rouge (plus résistant). L’approvisionnement se fait auprès des distributeurs spécialistes de produits en caoutchouc où ils sont conditionnés par kilo.<br />
Noter que l’on serait tenté d’utiliser des élastiques de plus petite dimension s’ils ne rendaient pas plus difficile l’ensachage du fruit à cause de l’étroitesse de l’ouverture obtenue.</p>
<h3>Préparation des sachets</h3>
<p>Le but est de pré-former les sachets équipés d&#8217;élastiques, afin que sur le terrain il n&#8217;y ait plus qu&#8217;à les poser. L’utilisation d’une bouteille de bière courte facilite grandement la préparation des sacs et rend quasi automatique la formation du col.<br />
Procéder selon le mode opératoire suivant :</p>
<div id="attachment_80" class="wp-caption aligncenter" style="width: 560px"><img class="size-full wp-image-80" src="http://www.pomum.fr/wp-content/uploads/2009/04/imgp0520.jpg" alt="1- Enfiler la canette dans l’ouverture du sac" width="550" height="382" /><p class="wp-caption-text">1- Enfiler la canette dans l’ouverture du sac</p></div>
<div id="attachment_81" class="wp-caption aligncenter" style="width: 531px"><img class="size-full wp-image-81" src="http://www.pomum.fr/wp-content/uploads/2009/04/imgp0521.jpg" alt="2- Resserrer le sac sur la bouteille et passer l’élastique" width="521" height="412" /><p class="wp-caption-text">2- Resserrer le sac sur la bouteille et passer l’élastique</p></div>
<div id="attachment_82" class="wp-caption aligncenter" style="width: 531px"><img class="size-full wp-image-82" src="http://www.pomum.fr/wp-content/uploads/2009/04/imgp0523.jpg" alt="3- Retirer la bouteille en maintenant serré le col du sac" width="521" height="351" /><p class="wp-caption-text">3- Retirer la bouteille en maintenant serré le col du sac</p></div>
<div id="attachment_83" class="wp-caption aligncenter" style="width: 531px"><img class="size-full wp-image-83" src="http://www.pomum.fr/wp-content/uploads/2009/04/ensachage10.jpg" alt="4- Rabattre la collerette du sac sur l’élastique" width="521" height="258" /><p class="wp-caption-text">4- Rabattre la collerette du sac sur l’élastique</p></div>
<div id="attachment_84" class="wp-caption aligncenter" style="width: 531px"><img class="size-full wp-image-84" src="http://www.pomum.fr/wp-content/uploads/2009/04/imgp0514.jpg" alt="5- Les sacs sont prêts pour l’ensachage" width="521" height="346" /><p class="wp-caption-text">5- Les sacs sont prêts pour l’ensachage</p></div>
<h3>L’ensachage des fruits sur le terrain</h3>
<p>L&#8217;ensachage se réalise après la chute physiologique en mai-juin, lorsque les fruits ont la taille d&#8217;une petite noix.</p>
<p>On effectue l’éclaircissage et on ensache sans attendre les fruits conservés.<br />
A titre indicatif on compte un fruit par 20 cm de branche. C’est une base théorique qui peut être dépassée mais il faut savoir que l’excès de fruit nuit au calibre, fatigue l’arbre et ainsi augmente la tendance naturelle à l’alternance.<br />
Sécurité : afin d’éviter les risques de chutes on se limitera aux arbres de dimension réduite présentant une bonne accessibilité.</p>
<h5>L&#8217;ensachage des pommes</h5>
<p>Pour les pommes on conservera dans la mesure du possible le fruit du centre du trochet, à défaut le fruit le plus sain.</p>
<div id="attachment_86" class="wp-caption aligncenter" style="width: 531px"><img class="size-full wp-image-86" src="http://www.pomum.fr/wp-content/uploads/2009/04/imgp0528.jpg" alt="1- Le trochet de fruits" width="521" height="426" /><p class="wp-caption-text">1- Le trochet de fruits</p></div>
<div id="attachment_87" class="wp-caption aligncenter" style="width: 531px"><img class="size-full wp-image-87" src="http://www.pomum.fr/wp-content/uploads/2009/04/imgp0529.jpg" alt="2-Supprimer les fruits de la périphérie" width="521" height="454" /><p class="wp-caption-text">2-Supprimer les fruits de la périphérie</p></div>
<div id="attachment_88" class="wp-caption aligncenter" style="width: 531px"><img class="size-full wp-image-88" src="http://www.pomum.fr/wp-content/uploads/2009/04/imgp0530.jpg" alt="3- Ensacher le fruit conservé" width="521" height="346" /><p class="wp-caption-text">3- Ensacher le fruit conservé</p></div>
<h5>L&#8217;ensachage des poires</h5>
<p>Pour les poires, ce sera l’inverse on sélectionnera un fruit de la périphérie (sinon le fruit le plus sain).</p>
<div id="attachment_89" class="wp-caption aligncenter" style="width: 531px"><img class="size-full wp-image-89" src="http://www.pomum.fr/wp-content/uploads/2009/04/imgp0558.jpg" alt="1- Le trochet de fruits" width="521" height="450" /><p class="wp-caption-text">1- Le trochet de fruits</p></div>
<div id="attachment_90" class="wp-caption aligncenter" style="width: 531px"><img class="size-full wp-image-90" src="http://www.pomum.fr/wp-content/uploads/2009/04/imgp0559.jpg" alt="2- Supprimer les fruits du centre" width="521" height="398" /><p class="wp-caption-text">2- Supprimer les fruits du centre</p></div>
<div id="attachment_91" class="wp-caption aligncenter" style="width: 531px"><img class="size-full wp-image-91" src="http://www.pomum.fr/wp-content/uploads/2009/04/imgp0552.jpg" alt="3- Ensacher le fruit conservé" width="521" height="358" /><p class="wp-caption-text">3- Ensacher le fruit conservé</p></div>
<h5>L&#8217;ensachage des pêches</h5>
<p>L’ensachage des pêches présente un grand intérêt si on constate qu’elles pourrissent et tombent juste avant la maturité rendant les récoltes -au demeurant prometteuses- quasiment nulles : La cause est due aux insectes piqueurs (punaises…) qui permettent l’introduction de champignons (monilia) très pathogènes au stade de prématurité. Pour récolter des fruits sains il suffit, après éclaircissage d’ensacher les pêches un mois environ avant leur maturité. Ce fruit étant « collé » à la branche porteuse, l’ouverture du sac devra enserrer la branche de manière à le camoufler entièrement.</p>
<div id="attachment_92" class="wp-caption aligncenter" style="width: 531px"><img class="size-full wp-image-92" src="http://www.pomum.fr/wp-content/uploads/2009/04/imgp0535.jpg" alt="1- Le fruit (souvent isolé)" width="521" height="346" /><p class="wp-caption-text">1- Le fruit (souvent isolé)</p></div>
<div id="attachment_93" class="wp-caption aligncenter" style="width: 531px"><img class="size-full wp-image-93" src="http://www.pomum.fr/wp-content/uploads/2009/04/imgp0536.jpg" alt="2- L’ensachage du fruit (resserrer le sac derrière la branche)" width="521" height="346" /><p class="wp-caption-text">2- L’ensachage du fruit (resserrer le sac derrière la branche)</p></div>
<h3>Le résultat</h3>
<div id="attachment_95" class="wp-caption aligncenter" style="width: 521px"><img class="size-full wp-image-95" src="http://www.pomum.fr/wp-content/uploads/2009/04/imgp0680.jpg" alt="4- un arbre aux fruits ensachés" width="511" height="768" /><p class="wp-caption-text">Un arbre aux fruits ensachés</p></div>
<div id="attachment_96" class="wp-caption aligncenter" style="width: 521px"><img class="size-full wp-image-96" src="http://www.pomum.fr/wp-content/uploads/2009/04/imgp0688.jpg" alt="On découvre les fruits : moins colorés mais superbes" width="511" height="768" /><p class="wp-caption-text">On découvre les fruits : moins colorés mais superbes</p></div>
<div id="attachment_97" class="wp-caption aligncenter" style="width: 521px"><img class="size-full wp-image-97" src="http://www.pomum.fr/wp-content/uploads/2009/04/imgp0760.jpg" alt="15 jours après : ils ont pris leur belle couleur" width="511" height="768" /><p class="wp-caption-text">15 jours après : ils ont pris leur belle couleur</p></div>
<div id="attachment_98" class="wp-caption aligncenter" style="width: 531px"><img class="size-full wp-image-98" src="http://www.pomum.fr/wp-content/uploads/2009/04/imgp0691.jpg" alt="Des fruits parfaits !" width="521" height="346" /><p class="wp-caption-text">Des fruits parfaits sans pesticides !</p></div>
<p>Bibliographie et réf. : Jardins de France Juin 1988 –Eclaircissage et ensachage des fruits par Henri GOSSELIN</p>
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		</item>
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		<title>Polyembryonie</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Apr 2009 19:07:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>alex</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Biologie végétale]]></category>

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		<description><![CDATA[En 1719, Van Leeuwenhoek1 observa la croissance de deux embryons sur un semis d’orange. Il le signala, mais il fallut attendre 1878 pour que l’allemand Strasburger suive ce constat pour formuler la théorie de la polyembryonie… 
La polyembryonie se définit comme le fait que deux embryons (ou plus) se développent à partir d’une seule graine.
C’est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En 1719, Van Leeuwenhoek<sup>1</sup> observa la croissance de deux embryons sur un semis d’orange. Il le signala, mais il fallut attendre 1878 pour que l’allemand Strasburger suive ce constat pour formuler la théorie de la polyembryonie… </p>
<p><strong>La polyembryonie se définit comme le fait que deux embryons (ou plus) se développent à partir d’une seule graine.</strong></p>
<p>C’est un phénomène courant chez de nombreuses espèces végétales et animales<sup>2</sup>.</p>
<p>La polyembryonie a été recensée chez de nombreuses espèces végétales, avec des degrés de polyembryonie très variables selon les espèces et les cultivars. Ce phénomène a été recensé chez la plupart des <em>Citrus</em>, chez 19 genres de la famille des <em>Orchidaceae</em>, 26 <em>Allium</em>, chez <em>Acacia polyphylla</em>, <em>Copaifera langsdorffii</em>, <em>Irvingia gabonensis</em>, <em>Mangifera indica</em>, <em>Momordica charantia</em>, <em>Ophiopogon japonicus</em>, <em>Persea americana </em><sup>3</sup>, <em>Theobroma cacao</em>, <em>Ziziphus joazeiro</em>, etc.</p>
<p><strong>Quelle est donc l’origine de ce phénomène qui veut que, lors de leur germination, les graines donnent non pas une, mais plusieurs plantules (les graines sont dites « polyembryonnées », car elles renferment plusieurs embryons) ? Dans les graines de ces plantes cohabitent deux types d’embryons : un embryon sexuel (dit zygotique ou gamétique) et un ou plusieurs embryons asexuels (dits nucellaires ou somatiques).</strong></p>
<h3>UN PEU DE BIOLOGIE&#8230;<sup>4</sup></h3>
<p><a title="Représentation schématique d’ovule de Gymnospermes" rel="attachment wp-att-96" href="http://www.pomum.fr/?attachment_id=96"></a></p>
<p style="text-align: center;"><a title="Représentation schématique d’ovule de Gymnospermes" rel="attachment wp-att-96" href="http://www.pomum.fr/?attachment_id=96"><img class="aligncenter" src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2007/06/115.jpg" alt="Représentation schématique d’ovule de Gymnospermes" /></a></p>
<p align="center"><em>Représentation schématique d’ovule de Gymnospermes (source : <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Ovule">Wikipédia</a>) </em></p>
<p>Dans l’ovule, le sac embryonnaire est entouré par le nucelle à l’apex duquel se trouve une petite ouverture appelée micropyle. Lors de la pollinisation, le micropyle se referme et piège les grains de pollen à l’intérieur d’une chambre de pollinisation dans le nucelle, où ils développent des tubes polliniques très branchés. Les noyaux des gamètes mâle et femelle (N chromosomes) fusionnent pour produire un organisme à 2N chromosomes. <strong>Il s’agit de l’embryon zygotique, qui hérite du patrimoine génétique des deux parents et est par conséquent différent de l’organisme mâle et femelle dont il est issu</strong> (comme nous sommes différents de chacun de nos parents !). En d’autres termes, l’embryon zygotique, qui formera le plant zygotique, hérite des caractéristiques combinées du parent mâle (apportées par le pollen) et de celles du parent femelle (contenues dans l’oosphère<sup>5</sup> ).</p>
<p><strong>Tous les autres embryons présents sont issus du nucelle</strong> (tissu nourricier de l’ovaire). Ce sont des embryons à 2N (patrimoine génétique totalement issu de la mère, <strong>ce sont donc des « clones » de la mère</strong>). Ces embryons ne sont pas fécondés, mais leur développement est stimulé par la pollinisation (sans pollinisation, les embryons nucellaires ne se développent pas). Ils ont souvent un développement plus rapide que celui de l’embryon zygotique, ce qui entraîne, en règle générale, l’atrophie ou l’avortement de ce dernier. Chez certaines espèces, les graines ne produiraient que des embryons nucellaires, les embryons zygotiques avortant systématiquement<sup>6</sup> .</p>
<h3>EN RESUME&#8230;</h3>
<p><a title="reproduction sexuée classique" rel="attachment wp-att-97" href="http://www.pomum.fr/?attachment_id=97"></a></p>
<p style="text-align: center;"><a title="reproduction sexuée classique" rel="attachment wp-att-97" href="http://www.pomum.fr/?attachment_id=97"><img class="aligncenter" src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2007/06/26.jpg" alt="reproduction sexuée classique" /></a></p>
<p>NB : L’autofécondation n’est pas toujours possible. Tous les pamplemoussiers, par exemple, sont réputés auto-incompatibles.</p>
<p>Il existe deux cas particuliers de reproduction sexuée menant à la formation de plusieurs embryons (bien qu’en règle générale, un seul pousse) : la polyembryonie par clivage (division de l’embryon ou généralement du proembryon en 2 ou plus) ou la polyembryonie simple (plusieurs oosphères différentes sont fécondées dans le même ovule).</p>
<p><a title="Polyembryonie par clivage" rel="attachment wp-att-98" href="http://www.pomum.fr/?attachment_id=98"></a></p>
<p style="text-align: center;"><a title="polyembyonnie" rel="attachment wp-att-195" href="http://www.pomum.fr/?attachment_id=195"><img class="aligncenter" src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2007/09/caspart.JPG" alt="polyembyonnie" /></a></p>
<p>La polyembryonie met en jeu la reproduction sexuée et la reproduction asexuée : en général, il faut que la fécondation ai lieu pour que les embryons nucellaires se développent. En règle générale, l’embryon gamétique (=zygotique= issu de la reproduction sexué) ne se développe pas ou beaucoup moins que le(s) embryon(s) nucellaire(s).</p>
<p><a title="Embryons nucellaires et zygotiques" rel="attachment wp-att-99" href="http://www.pomum.fr/?attachment_id=99"></a></p>
<p style="text-align: center;"><a title="Embryons nucellaires et zygotiques" rel="attachment wp-att-99" href="http://www.pomum.fr/?attachment_id=99"><img class="aligncenter" src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2007/06/46.jpg" alt="Embryons nucellaires et zygotiques" /></a></p>
<h3>CAS DES CITRUS&#8230;<sup>7</sup></h3>
<p>Chez les <em>Citrus</em>, trois formes de polyembryonie sont recensées :</p>
<p><img src="http://articles.greffer.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> Polyembryonie nucellaire aboutissant à un nombre variable de “clones” de la mère dérivant du nucelle et d’un embryon zygotique (le plus courant). <em>On obtient un &#8220;fils&#8221; et un ou plusieurs &#8220;clones&#8221; de la mère.</em></p>
<p><img src="http://articles.greffer.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> Polyembryonie par clivage : fission de l’embryon (très occasionnel). <em>On obtient deux &#8220;fils&#8221; vrais jumeaux.</em></p>
<p><img src="http://articles.greffer.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> Polyembryonie issue de la présence de plus d’un oosphère dans le même ovule (très occasionnel). <em>On obtient deux &#8220;fils&#8221; faux jumeaux.</em></p>
<p><a title="polyembryonie agrume" rel="attachment wp-att-100" href="http://www.pomum.fr/?attachment_id=100"></a></p>
<p style="text-align: center;"><a title="polyembryonie agrume" rel="attachment wp-att-100" href="http://www.pomum.fr/?attachment_id=100"><img class="aligncenter" src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2007/06/56.jpg" alt="polyembryonie agrume" /></a></p>
<p align="center"><em>Exemple de polyembryonie chez </em><em>Poncirus trifoliata</em></p>
<p>Au sein des <em>Citrus</em>, les graines de certains cultivars ne possèdent qu’un embryon zygotique : cédratier, pamplemoussier, clémentinier, bergamotier, orange-temple (ou Tangor), et citron vert de Tahiti (ou Citron vert Persian, <em>Citrus latifolia</em>). Ces génotypes mono-embryonnés ne peuvent donc pas être reproduits fidèlement par semis.</p>
<p>A l’opposé, l’hybride Tangelo ‘Sampson’<sup>8</sup> , par exemple, ne produit que des embryons nucellaires. Enfin, chez la majorité des <em>Citrus</em>, le degré de polyembryonie est élevé quoique très variable (d’une espèce à l’autre, mais aussi au sein des mêmes cultivars et même en fonction des années). Par exemple, une étude parue en 2003 sur 3 cultivars étudiés en 1998-1999 et 1999-2000 a aboutit aux degrés suivants<sup>9</sup> :</p>
<p><img src="http://articles.greffer.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> Citron Volkamerian (<em>Citrus volkameriana</em>) : 37.8% de polyembryonie avec 2-5 embryons par graine.<br />
<img src="http://articles.greffer.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> Tangerine ‘Cleopatra’ (<em>C. reshni</em>) : 84.7% de polyembryonie avec 1-26 embryons par graine.<br />
<img src="http://articles.greffer.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> Tangerine Amblycarpa (<em>C. amblycarpa</em>) : 82.1% de polyembryonie avec 2-15 embryons par graine.</p>
<p><a title="statistiques polyembryonie agrumes" rel="attachment wp-att-101" href="http://www.pomum.fr/?attachment_id=101"></a></p>
<p style="text-align: center;"><a title="statistiques polyembryonie agrumes" rel="attachment wp-att-101" href="http://www.pomum.fr/?attachment_id=101"><img class="aligncenter" src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2007/06/65.jpg" alt="statistiques polyembryonie agrumes" /></a></p>
<p align="center"><em>Taux d’embryons nucellaires dans la descendance de semis d’après <a href="http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&amp;cpsidt=110330">Aubert et Vullin, 1997</a></em></p>
<p>En vue d’hybridations, plusieurs techniques ont été utilisées pour tenter d’accroître la proportion de plants zygotiques. Ainsi, un choix rigoureux des conditions environnementales, des traitements chimiques, la culture <em>in vitro</em> d’embryons immatures ou d’ovules ainsi que les irradiations gamma des boutons floraux avant anthèse permettent d’améliorer sensiblement l’obtention de plants hybrides<sup>10</sup> .</p>
<p>La polyembryonie est un avantage très exploité pour la propagation de lots de porte-greffes homogènes : bigaradiers, <em>Poncirus trifoliata</em>, citranges…</p>
<p>Cette propriété est utilisée également pour régénérer de vieilles lignées d’orangers, mandariniers, pomelos et hybrides, affectées par des maladies transmissibles par la greffe ; maladies qui ne sont que très rarement transmissibles par la graine / semis. La procédure est désignée sous le terme de sélection nucellaire (cette technique n’est toutefois pas applicable aux cultivars aspermes, c’est-à-dire sans graine !).</p>
<h3>CAS DES MANGUIERS</h3>
<p>Chez les manguiers (<em>Mangifera indica</em>), le nombre des embryons varie suivant les variétés : en général jusqu’à 9 ou 12, mais ils peuvent être plus nombreux jusqu’à 30<sup>11</sup> . Sur la polyembryonie des manguiers, très étudiée, on peut se reporter à ce <a href="http://www.avocadosource.com/Journals/FSHSP/FSHSP_VOL_83_PG_357-362_1970.pdf">lien</a>.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_67" class="footnote"> Anton Van Leeuwenhoek est un drapier néerlandais sans formation scientifique particulière, né à Delft en 1632. Pour apprécier la qualité des draps, il utilise des perles de verre, au pouvoir grossissant limité, mais qui le mettent sur la voie du monde microscopique (bactériologie et la protozoologie). Au fil du temps, il perfectionne ses instruments et, d’une insatiable curiosité, il les emploie à observer tout ce qui lui tombe sous la main. C’est ainsi qu’il examine le premier les bactéries et les protozoaires (&#8221;animalcules&#8221;), les cellules de la levure de bière, les globules rouges et les capillaires sanguins. En 1677, il décrit pour la première fois les spermatozoïdes chez les insectes, le chien et l’homme. Ses travaux l’amènent même à s’opposer à la théorie de la génération spontanée. Dès 1673, Leeuwenhoek entame une correspondance avec la Royal Society de Londres, dont il deviendra membre en 1680. Leeuwenhoek poursuivra ses observations jusqu’au dernier jour de sa vie, à près de quatre-vingt dix ans ! </li><li id="footnote_1_67" class="footnote"> Par exemple, le tatou à 9 bandes, <em>Dasypus novemcinctus</em>, donne naissance à 4 petits identiques; ce mode de reproduction particulier ayant été rapporté chez les quatre espèces du genre <em>Dasypus</em> où il a été recherché&#8230; Cf. ce <a href="http://kimura.univ-montp2.fr/%7Eadv/arbredelavie/fichetaxon.php?taxon=Dasypus">lien</a>. De même, on retrouve le phénomène de polyembryonie dans quatre familles d’<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hymenoptera">hyménoptères</a> : <em>Encyrtidae</em>, <em>Platygastridae</em>, <em>Braconidae</em> et <em>Dryinidae</em>. Celui-ci est exprimé à son maximum chez les <em>Encyrtidae</em>, certaines espèces telles que <em>Copidosoma floridanum</em> pouvant produire plus de 3000 individus à partir d’un seul œuf; les espèces des autres familles produisant généralement moins de 100 individus à partir d’un seul œuf&#8230; Cf. ce <a href="http://www.seq.qc.ca/antennae/archives/v7n3p5.htm">lien</a> </li><li id="footnote_2_67" class="footnote"> Chez <em>Persea americana</em>, les embryons multiples sont issus du tissu gamétique et non pas du nucelle comme pour les agrumes. Par conséquent pas de &#8220;clonage&#8221; par semis pour l’avocatier malgré les embryons multiples&#8230;. </li><li id="footnote_3_67" class="footnote"> Toutes ces explications sont volontairement simplifiées. Pour plus de précisions sur le déroulement réel de la pollinisation / fécondation chez les angiospermes et les gymnospermes, je vous conseille ce <a href="http://www.fao.org/docrep/006/AD232F/ad232f02.htm#ch2">lien</a> ( assez simplifié tout de même) </li><li id="footnote_4_67" class="footnote"> Oosphère : Gamète femelle des végétaux. Ne pas confondre avec ovule (gamète femelle pour les animaux ; organe contenant l’oosphère chez les végétaux supérieur). Le sac embryonnaire renferme l’oosphère, lui-même étant enfermé dans le nucelle à l’intérieur de l’ovule. </li><li id="footnote_5_67" class="footnote"> Le mangoustanier, <em>Garcinia mangostana</em>, est souvent cité comme espèce ne produisant que des embryons nucellaires, mais c’est une erreur : les graines de ce dernier ne donnent que des clones de la mère car ils se reproduisent par une autre voie asexuée : l’apomixie. Voir le schéma p. 38 de ce <a href="http://www.anancy.org/uploads/file_en/05-e-2006-screen.pdf">lien</a>) </li><li id="footnote_6_67" class="footnote"> Concernant les <em>Citrus</em> en général, on pourra se référer à l’ouvrage en ligne très complet <a href="http://lib.ucr.edu/agnic/webber/">The Citrus Industry</a> </li><li id="footnote_7_67" class="footnote"> <a href="http://www.corse.inra.fr/sra/30100456.htm">http://www.corse.inra.fr/sra/30100456.htm</a> </li><li id="footnote_8_67" class="footnote"> <a href="http://www.cababstractsplus.org/google/abstract.asp?AcNo=20053041794">http://www.cababstractsplus.org/google/abstract.asp ?AcNo=20053041794</a> </li><li id="footnote_9_67" class="footnote"> <a href="http://www.inra.fr/dpenv/roccas03.htm">http://www.inra.fr/dpenv/roccas03.htm</a> </li><li id="footnote_10_67" class="footnote"> <a href="http://www.maep.gov.mg/fr/filtechmangue.htm">http://www.maep.gov.mg/fr/filtechmangue.htm</a> </li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Spur melting pot</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Apr 2009 19:04:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>alex</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Biologie végétale]]></category>

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		<description><![CDATA[PREAMBULE
En règle générale, deux types de pousses peuvent être distinguées sur des arbres fruitiers en croissance : les courtes et les longues.
Chez les espèces fruitières à pépin, les pousses courtes (&#60; 5 cm) sont appelées « dards » quand elles sont strictement végétatives ou «  spur  » quand elles sont florales. Chez les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 class="spip">PREAMBULE</h3>
<p class="spip">En règle générale, deux types de pousses peuvent être distinguées sur des arbres fruitiers en croissance : les courtes et les longues.</p>
<p class="spip">Chez les espèces fruitières à pépin, les pousses courtes (&lt; 5 cm) sont appelées « <strong class="spip">dards</strong> » quand elles sont strictement végétatives ou « <em class="spip"> <strong class="spip">spur</strong> </em> » quand elles sont florales. Chez les espèces fruitières à pépins, on retrouve aussi des « <strong class="spip">bourses</strong> », courtes pousses avec des feuilles basales suivies d’une partie florale dont le diamètre est accru par la présence d’une inflorescence ou d’un pédoncule (ancien ou en cours de développement). Chez les espèces fruitières à noyaux, les pousses courtes sont appelées « <strong class="spip">clusters</strong> » ou « <strong class="spip">bouquets de Mai</strong> », au regard de leur arrêt précoce de croissance, juste après l’éclatement des bourgeons.</p>
<p class="spip">En comparaison, les longues pousses se divisent aussi en deux catégories : des pousses de longueur moyenne, avec des entrenoeuds allongés ; et des longues pousses présentant généralement des pousses secondaires anticipées (qui se développent en même temps que le rameau s’allonge). Les pousses moyennes (6 – 20 cm) sont appelées « <strong class="spip">brindilles</strong> » chez les espèces fruitières à pépin et « <strong class="spip">branches chiffonnes</strong> » ou « <strong class="spip">rameaux mixtes</strong> » chez les espèces fruitières à noyaux. Les grandes pousses, généralement ramifiées dès la première année, s’appellent « gourmands » (pousses verticales) ou « <strong class="spip">extension shoots</strong> », voire « <strong class="spip">water shoots</strong> ».</p>
<p><strong class="spip">Développement des rameaux de pommiers.</strong> Inspiré de Costes <em class="spip">et al. </em></p>
<p><a title="Développement des rameaux de pommiers. Inspiré de Costes et al." rel="attachment wp-att-90" href="http://www.pomum.fr/?attachment_id=90"></a></p>
<p style="text-align: center"><a title="Développement des rameaux de pommiers. Inspiré de Costes et al." rel="attachment wp-att-90" href="http://www.pomum.fr/?attachment_id=90"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2007/06/114.jpg" alt="Développement des rameaux de pommiers. Inspiré de Costes et al." /></a></p>
<p>Au sein des arbres fruitiers tempérés (de type <em class="spip">spur</em> ou non), parmi les différentes catégories de rameaux, les rameaux courts ont généralement la plus faible durée de vie. La mort des éperons, aussi appelée extinction, est un phénomène précoce du développement latéral de l’arbre qui varie grandement en fonction du cultivar <em>(( </em><a class="spip_out" href="http://media.wiley.com/product_data/excerpt/68/04717321/0471732168.pdf">http://media.wiley.com/product_data/excerpt/68/04717321/0471732168.pdf</a>. E. Costes, P. É. Lauri, and J. L. Regnard INRA UMR 1098. Horticultural Reviews, Volume 32, 2006 : ANALYZING FRUIT TREE ARCHITECTURE IMPLICATIONS FOR TREE MANAGEMENT AND FRUIT PRODUCTION.  <em class="spip">))  .</em></p>
<h3 class="spip">SPUR</h3>
<p class="spip">Un « <strong class="spip">sport</strong> » est un rameau issu d’un bourgeon qui présente une mutation (modification génétique) naturelle ou induite. Les mutations peuvent intervenir sur de très nombreuses caractéristiques, incluant la productivité ou le mode de croissance de l’arbre ; la forme, la couleur, le parfum ou l’époque de maturité du fruit ; etc. Nombre de ces changements sont trop subtils pour que l’observateur moyen les remarque. Des accidents naturels (erreurs de division cellulaire ; virus ; etc.), un traumatisme (taille sévère, gel, etc.) ou le rayonnement cosmique (UV ?, &#8230;) pourraient être à l’origine des changement génétiques / chromosomiques de ces bourgeons. Le rameau résultant diffère de la plante mère et peut être propagé végétativement pour donner un nouveau cultivar (bouturage, greffage, multiplication <em class="spip">in vitro</em>, etc.). C’est par exemple le cas des pommes Red Delicious, sport aux fruits rouges issu d’une mutation de bourgeon de Delicious, à fruits jaunes (il existe près de 150 sports à fruits rouges de Delicious<sup>1</sup> ).</p>
<p class="spip">Un « <em class="spip"> <strong class="spip">spur</strong> </em> », littéralement « éperon », est une pousse de moins de 5 cm présentant des entrenoeuds très courts. Ces éperons poussent sur du bois de deux ans ou plus et produisent des fleurs et des fruits (pas de bois). Parmi les mutations (« sport ») des variétés de pommiers, on retrouve parfois des rameaux ayant tendance à croître en formant de nombre de ces éperons (« spur habit of tree growth »).</p>
<p class="spip">Quand ce rameau formant de nombreux éperons est multiplié, en général par greffage, on obtient le « <strong class="spip">type <em class="spip">spur</em> </strong> » du cultivar initial. Ainsi, par exemple, le ‘Spur Winter Banana’ est issu de la multiplication d’un sport de ‘Winter Banana’ : les fruits de ces cultivars (parfois abusivement appelés « clones ») sont identiques ; mais, pour une quantité donnée de bois, le type <em class="spip">spur</em> produit plus de petits rameaux fructifères (éperons) que le plant mère. Certaines études de semis d’hybrides suggèrent que le caractère type <em class="spip">spur</em> provient d’un héritage (génétique) récessif<sup>2</sup> ; des indices laissant supposer que ce caractère pourrait être détecté précocement par l’analyse génétique de semis de 1 an<sup>3</sup>  .</p>
<p class="spip">Différents critères ont été utilisés pour classer qualitativement les types de croissance des différents cultivars. On doit à Bernhard (1961) une étude pionnière en la matière, quand il a essayé de classer les types de croissance des pommiers en fonction du profil de croissance global de l’arbre et de leur mode de fructification. Les cultivars de pomme de type I portent essentiellement leurs fruits sur des éperons qui sont issus de vieux bois, tandis que les cultivars de type IV portent principalement leurs fruits en position terminale, sur tous leurs rameaux (brindille, « water shoot », etc.). Entre ces extrêmes, les types II et III ont un profil de croissance et de fructification intermédiaire [Costes].</p>
<p class="spip">En 1992, Lespinasse a proposé d’inclure tous les types <em class="spip">spur</em> de cultivar en type II, restreignant le type I aux cultivars présentant une croissance typiquement colonnaire (essentiellement issus de programmes de croisement anglais). Par conséquent, tous les types <em class="spip">spur</em> de pommiers appartiennent aux types I et II. Ces types <em class="spip">spur</em> sont caractérisés par une « disjonction temporelle et spatiale de leur croissance végétative et de leur fructification », ceux-ci présentant souvent de long rameaux érigés avec pas ou peu de fructification terminale [Costes].</p>
<p class="spip" align="center"><strong class="spip">Types de croissance (« ideotypes ») du type <em class="spip">spur</em> (I) au type pleureur (IV) tels que définis par Lespinasse.</strong> Inspiré de Costes <em class="spip">et al.</em></p>
<p class="spip">
<p class="spip"><a title="Types de croissance (« ideotypes ») du type spur (I) au type pleureur (IV) tels que définis par Lespinasse" rel="attachment wp-att-91" href="http://www.pomum.fr/?attachment_id=91"></a></p>
<p style="text-align: center"><a title="Types de croissance (« ideotypes ») du type spur (I) au type pleureur (IV) tels que définis par Lespinasse" rel="attachment wp-att-91" href="http://www.pomum.fr/?attachment_id=91"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2007/06/25.jpg" alt="Types de croissance (« ideotypes ») du type spur (I) au type pleureur (IV) tels que définis par Lespinasse" /></a></p>
<p class="spip">
<p>Le type <em class="spip">spur</em> d’un cultivar donne un arbre plus petit que la variété parente dont elle est issue. En règle générale, le type <em class="spip">spur</em> d’une variété donnée résulte en un arbre occupant les 2/3 de l’espace occupé par le type non spur de la même variété, greffé sur le même porte-greffe<sup>4</sup> <sup>5</sup> .</p>
<p>Cette règle n’est toutefois pas absolue, le ‘Starkpur Lodi’ étant presque aussi grand que le ‘Lodi’ classique ; tandis que le ‘Starkpur Golden Delicious’ peut parfois présenter moins de la moitié du volume de branches d’un ‘Golden Delicious’ classique. Pour information, le volume des autres <em class="spip">spur</em> de Golden Delicious, très nombreux, s’étale entre ces deux extrêmes.  Il est important de ne pas confondre un arbre de type <em class="spip">spur</em> d’une variété avec cette même variété greffée sur un porte-greffe nanifiant. Ces deux possibilités se complètent quand on cherche à obtenir de petits arbres :<br />
<img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://articles.greffer.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> soit il existe un <em class="spip">spur</em> du cultivar convoité et on l’exploite<br />
<img style="height: 11px; width: 8px;" src="http://articles.greffer.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" alt="-" width="8" height="11" /> soit il n’existe pas de <em class="spip">spur</em> du cultivar et on le greffe sur un porte greffe nanifiant.</p>
<p>En règle générale, un arbre non <em class="spip">spur</em> greffé sur franc (semis) résulte en un arbre très vigoureux, tandis qu’il donne un arbre semi nain ou nain quand il est greffé sur un porte greffe nanifiant ou très nanifiant. En comparaison, un type <em class="spip">spur</em> greffé sur franc donne un arbre semi nain, tandis que greffé sur porte greffe nanifiant il donne un arbre nain. Il n’est pas conseillé d’utiliser un porte greffe très nanifiant pour les types <em class="spip">spur</em><sup>6</sup> <sup>7</sup></p>
<p align="center"><strong class="spip">Espacement suggéré en verger commercial basé sur le porte greffe et le type de croissance de l’arbre (<em class="spip">spur</em> vs. non <em class="spip">spur</em>).</strong> Inspiré de Krewer</p>
<p><a title="Espacement suggéré en verger commercial basé sur le porte greffe et le type de croissance de l’arbre (spur vs. non spur). Inspiré de Krewer" rel="attachment wp-att-92" href="http://www.pomum.fr/?attachment_id=92"></a></p>
<p style="text-align: center"><a title="Espacement suggéré en verger commercial basé sur le porte greffe et le type de croissance de l’arbre (spur vs. non spur). Inspiré de Krewer" rel="attachment wp-att-92" href="http://www.pomum.fr/?attachment_id=92"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2007/06/35.jpg" alt="Espacement suggéré en verger commercial basé sur le porte greffe et le type de croissance de l’arbre (spur vs. non spur). Inspiré de Krewer" /></a></p>
<p>Cette capacité des types <em class="spip">spur</em> à former des fruits au plus près des charpentières limite les ruptures de branches et permet aux arbres de supporter de grosses récoltes. De plus, ce nanisme naturel des arbres offre au jardinier amateur des avantages en terme d’encombrement, tout en présentant une fructification anticipée par rapport au type non <em class="spip">spur</em> (2-3 ans après greffage contre 3-4 ans).</p>
<p>Quand les <em class="spip">spur</em> ont été découverts par les producteurs il y a quelques décennies, ils ont été boudés car la tendance dans les vergers commerciaux de cette époque était d’obtenir des arbres de 10 – 12 m de haut qui pouvaient produire 30 boisseaux de fruits ou plus. Actuellement, la tendance est plutôt à la densification des plantations, pour réduire le temps de travail et les coûts globaux. Les types <em class="spip">spur</em>, compacts et capables de produire de 2 à 15 boisseaux de fruits (en fonction du porte-greffe), ont alors vu leur « côte » exploser (c’est notamment le cas des nombreux spur de pommes Red Delicious)<sup>8</sup> .</p>
<p>Le fait que l’arbre cultivé soit de type <em class="spip">spur</em> a aussi une influence sur la taille de fructification, notamment dans les vergers commerciaux âgés. En effet, les éperons apparaissant sur du bois âgé de deux ans ou plus ; la plupart des fruits émergeants se retrouvent par conséquent ombragés, à l’intérieur de la canopée. De plus, les types <em class="spip">spur</em> peuvent avoir une tendance à la croissance verticale (rameaux vigoureux verticaux) qui finit par faire de l’ombre au cœur de l’arbre<sup>9</sup>.</p>
<p>Dans les vergers de hautes densités, une taille en vert 3 à 5 semaines avant la récolte est alors très bénéfique. Les pousses de l’année, et particulièrement celles verticales au sommet de l’arbre, sont raccourcies à 5 – 20 cm de long (en fonction du besoin de nouveau « éperons »). Si la croissance est trop vigoureuse, certains rameaux verticaux peuvent même être taillés sur ride. Lors de cette taille, les petits rameaux fructifères et les éperons doivent être conservés intégralement. Tout en facilitant la récolte, cette pratique augmente de façon importante la qualité et la coloration des fruits<sup>10</sup> .</p>
<p>Il nous faut ici évoquer le mode de fructification des éperons de pommiers (qu’ils poussent sur des types <em class="spip">spur</em> ou non <em class="spip">spur</em>) pour parler d’alternance et d’éclaircissage en vergers haute densité. Un arbre qui produit une récolte abondante une année donnée a en général une faible floraison et un faible rendement l’année suivante. C’est souvent le départ d’un cycle d’alternance entre de fortes et de faibles récoltes. Les années de grosses récoltes sont dites « on », et les années de faibles récoltes sont dites « off ». Les années « off », de petites récoltes, mènent souvent à de rares fruits surdimensionnés posant problème ; tandis que les années « on » mènent à une grande quantité de petits fruits de faible qualité<sup>11</sup> . L’alternance individuelle des éperons est contrôlée par des régulateurs de croissance (gibbérellines) produits par les graines des fruits en formation. Les bourgeons floraux sont initiés pendant les 3-4 premières semaines après la floraison. Pendant cette période, les gibbérellines produites par les graines en formation inhibent l’initiation florale. Ainsi, la présence de fruits en développement durant cette période empêche la floraison l’année suivante tandis que retirer ces fruits avant la fin de cette période d’initiation encourage la floraison à venir. En revanche, retirer les fruits après l’achèvement de cette période d’initiation (au cours de l’été, par exemple) n’a aucun effet sur la floraison à venir ). C’est pourquoi, en général, des éclaircisseurs chimiques sont employés à cette période dans les vergers commerciaux. De nombreux facteurs sont alors à considérer : variété (‘Golden Delicious’ ou ‘MacIntosh’ sont très difficiles à éclaircir), vigueur, état du feuillage, pollinisation, quantité de fruits en formation, conditions d’application du traitement, etc. Toutefois, en règle générale et pour un cultivar donné, les types <em class="spip">spur</em> sont généralement plus difficiles à éclaircir chimiquement que les types non <em class="spip">spur</em>. Ces différences de tolérance aux éclarcisseurs chimiques sont d’ordre génétiques et représentent des différences inhérentes dans leurs systèmes enzymatiques.</p>
<p>Certaines variétés de pommiers âgés, et particulièrement chez les types <em class="spip">spur</em>, peuvent devenir « spur-bound », un état caractérisé par la présence d’une très grande quantité d’éperons riches en bourgeons floraux doublée d’une croissance végétative très limitée (rameaux à bois de l’année très courts ou inexistants). Cette situation peut se retrouver sur de jeunes types <em class="spip">spur</em> greffés sur porte-greffe nanifiant. Les arbres affectés ont une très faible croissance et produisent de grandes quantités de petits fruits de faible qualité ; malgré de bonnes conditions de culture Dans ces conditions, plusieurs techniques peuvent être employées pour corriger cet état « spur-bound » : taille de rajeunissement (intégrale), taille détaillée des éperons, arcure des rameaux, pulvérisation de gibbérellines ou d’urée, etc.<sup>12</sup> <sup>13</sup> <sup>14</sup> .</p>
<h3 class="spip">LES DIFFERENTS TYPES <em class="spip">SPUR</em> DE POMMIERS</h3>
<p>Il existe beaucoup plus de types <em class="spip">spur</em> de pommiers que de poiriers. Un extrait d’article en ligne<sup>15</sup> recense 1039 <em class="spip">spur</em> ou semi-<em class="spip">spur</em> de pommiers. Sans entrer dans le détail, sont repris ci-dessous une partie des types <em class="spip">spur</em> rencontrés au fil des articles cités (nom des cultivars posédant un type <em class="spip">spur</em> / noms des <em class="spip">spur</em> de ces cultivars quand ils ont été cités).</p>
<p><a title="LES DIFFERENTS TYPES SPUR DE POMMIERS" rel="attachment wp-att-93" href="http://www.pomum.fr/?attachment_id=93"></a></p>
<p style="text-align: center"><a title="LES DIFFERENTS TYPES SPUR DE POMMIERS" rel="attachment wp-att-93" href="http://www.pomum.fr/?attachment_id=93"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2007/06/45.jpg" alt="LES DIFFERENTS TYPES SPUR DE POMMIERS" /></a></p>
<p><a title="LES DIFFERENTS TYPES SPUR DE POMMIERS" rel="attachment wp-att-94" href="http://www.pomum.fr/?attachment_id=94"></a></p>
<p style="text-align: center"><a title="LES DIFFERENTS TYPES SPUR DE POMMIERS" rel="attachment wp-att-94" href="http://www.pomum.fr/?attachment_id=94"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2007/06/55.jpg" alt="LES DIFFERENTS TYPES SPUR DE POMMIERS" /></a></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_62" class="footnote"> <a class="spip_out" href="http://www.nysaes.cornell.edu/pubs/fls/OCRPDF/78a.pdf">http://www.nysaes.cornell.edu/pubs/fls/OCRPDF/78a.pdf</a>. R.D. Way. New York’s Food and Life Sciences Bulletin N° 78, Avril 1979 : APPLE VARIETIES GROWN IN NEW YORK STATE. </li><li id="footnote_1_62" class="footnote"> <a class="spip_out" href="http://www.actahort.org/books/159/159_9.htm">http://www.actahort.org/books/159/159_9.htm</a>. J. Blazek. ISHS Acta Horticulturae 159, Juillet 1985 : Conference on Temperate Tree Fruits and Nuts Breeding. SPUR TYPE GROWTH HABIT IN APPLES. </li><li id="footnote_2_62" class="footnote"> <a class="spip_out" href="http://www.actahort.org/books/140/140_6.htm">http://www.actahort.org/books/140/140_6.htm</a>. G.H. Zhang, G.H. Wang, Q.Y. Zhang, W.Q. Zhang and X.Zh. Tang. ISHS Acta Horticulturae 140, Fruit Breeding XXI IHC, Octobre 1983 : PRE-SELECTION OF SEEDLINGS FOR SPUR TYPE APPLES </li><li id="footnote_3_62" class="footnote"> <a class="spip_out" href="http://hgic.clemson.edu/factsheets/HGIC1350.htm">http://hgic.clemson.edu/factsheets/HGIC1350.htm</a>. B. Polomski and G. Reighard. Clemson University Cooperative Extension Service : HGIC 1350 - APPLE]. B. Polomski and G. Reighard. Clemson University Cooperative Extension Service : HGIC 1350 - APPLE </li><li id="footnote_4_62" class="footnote"> <a class="spip_out" href="http://pubs.caes.uga.edu/caespubs/pubcd/C740.htm">http://pubs.caes.uga.edu/caespubs/pubcd/C740.htm</a>. G.W. Krewer. Aout 2002 : HOME GARDEN APPLES. </li><li id="footnote_5_62" class="footnote"> <a class="spip_out" href="http://muextension.missouri.edu/xplor/agguides/hort/g06021.htm">http://muextension.missouri.edu/xplor/agguides/hort/g06021.htm</a>. M. Warmund. Missouri University Extension, Novembre 2005 : G6021 - HOME FRUIT PRODUCTION : APPLES. </li><li id="footnote_6_62" class="footnote"> <a class="spip_out" href="http://muextension.missouri.edu/explore/agguides/hort/g06024.htm">http://muextension.missouri.edu/explore/agguides/hort/g06024.htm</a>. M. Warmund. Missouri University Extension, Novembre 2005 : G6024 – THE VERTICAL AXIS SYSTEM : A TRAINING METHOD FOR GROWING APPLE TREES. </li><li id="footnote_7_62" class="footnote"> <a class="spip_out" href="http://www.aces.edu/pubs/docs/A/ANR-1138/">http://www.aces.edu/pubs/docs/A/ANR-1138/</a>. A. Powell, D. Himelrick and R.C. Ebel. Alabama Cooperative Extension System (ACES) Publication, Juin 2000 : APPLE VARIETIES IN ALABAMA </li><li id="footnote_8_62" class="footnote"> <a class="spip_out" href="http://www.rickerhill.com/Pruning.htm">http://www.rickerhill.com/Pruning.htm</a>. R. Moran : PRUNING APPLE TREES. </li><li id="footnote_9_62" class="footnote"> <a class="spip_out" href="http://www.aces.edu/pubs/docs/A/ANR-0053-K/">http://www.aces.edu/pubs/docs/A/ANR-0053-K/</a>. A. Powell, D. Himelrick, W. Dozier and D. Williams. Alabama Cooperative Extension System (ACES) Publication, Juillet 1999 : TRAINING AND PRUNING TREE FRUITS. </li><li id="footnote_10_62" class="footnote"> <a class="spip_out" href="http://www.nysaes.cornell.edu/pubs/fls/OCRPDF/116.pdf">http://www.nysaes.cornell.edu/pubs/fls/OCRPDF/116.pdf</a>. C. G. Forshey. New York’s Food and Life Science Bulletin, N° 119, 1986 : CHEMICAL FRUIT THINNING OF APPLES. </li><li id="footnote_11_62" class="footnote"> <a class="spip_out" href="http://www.pubhort.org/actahort/books/322/322_6.htm">http://www.pubhort.org/actahort/books/322/322_6.htm</a>. C. R. Rom. ISHS Acta Horticulturae 322 : I International Symposium on Training and Pruning of Fruit Trees, 1992 : SPUR PRUNING ‘DELICIOUS’ APPLE FOR IMPROVED SPUR QUALITY AND YIELD. </li><li id="footnote_12_62" class="footnote"> <a class="spip_out" href="http://trophort.com/001/618/001618067.html">http://trophort.com/001/618/001618067.html</a>. D. C. Ferree and C.G. Forshey. Journal of the American Society for Horticultural Science 113(5) : 699-703, 1988 : INFLUENCE OF PRUNING AND UREA SPRAYS ON GROWTH AND FRUITING OF SPUR-BOUND ‘DELICIOUS’ APPLE TREES. </li><li id="footnote_13_62" class="footnote"> <a class="spip_out" href="http://www.springerlink.com/content/j3x4366753067178/">http://www.springerlink.com/content/j3&#215;4366753067178/</a>. N. E. Looney, R. P. Pharis and M. Noma. Journal Planta Biomedical and Life Sciences, Volume 165, Number 2, p. 292-294, Août 1985 : PROMOTION OF FLOWERING IN APPLE TREES WITH GIBBERELLIN A4 AND C-3 EPI-GIBBERELLIN A4 </li><li id="footnote_14_62" class="footnote"> <a class="spip_out" href="http://www.homeorchardsociety.org/ebooks/samples/Apple_Fruiting_Sample.pdf">http://www.homeorchardsociety.org/ebooks/samples/Apple_Fruiting_Sample.pdf</a>Apple fruiting. Spur and Semi-spur Apple Varieties – Over 1000 spur and semi-spur varieties listed. </li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>La haie fruitière à la diable</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Apr 2009 15:48:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>klakos</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Taille & formation]]></category>

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		<description><![CDATA[Une méthode simple et efficace pour obtenir des fruits en abondance.
Le concept de planter des arbres fruitiers sous forme de haie n&#8217;est pas récent et est devenu depuis quelques dizaines d&#8217;années une règle assez usitée.
Contrairement aux professionnels qui cultivent en &#8220;axe vertical&#8221;, pourquoi ne pas transposer cette façon de faire dans son jardin mais en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><strong>Une méthode simple et efficace pour obtenir des fruits en abondance.</strong></h3>
<p>Le concept de planter des arbres fruitiers sous forme de haie n&#8217;est pas récent et est devenu depuis quelques dizaines d&#8217;années une règle assez usitée.<br />
Contrairement aux professionnels qui cultivent en &#8220;axe vertical&#8221;, pourquoi ne pas transposer cette façon de faire dans son jardin mais en utilisant l&#8217;inclinaison ?<br />
Cette façon de faire répond aussi aussi au terme &#8220;à la diable&#8221;, expression qui fut employée par Georges Delbard concernant les palmettes d&#8217;arbres &#8220;à noyaux&#8221; (pêchers, pruniers, abricotiers, cerisiers, amandiers&#8230;). Elle désigne une méthode de culture où le végétal est simplement dirigé, où la taille intervient peu ou pas, une fois que la haie a été formée par de simples élagages appropriés.<br />
S&#8217;inspirant du même principe de celui utilisé pour les palmettes &#8220;à la diable&#8221; et de celui de la méthode &#8220;bateau&#8221; développée par E. Bouché-Thomas , certains amateurs (dont Jean-Louis Choisel - créateur de l&#8217;association &#8220;Les croqueurs de pomme&#8221; - depuis 40 ans) utilisent une autre méthode qui s&#8217;inspire des deux précédentes mais pour les arbres fruitiers &#8220;à pépins&#8221; : la haie fruitière &#8220;à la diable&#8221;.<br />
Elle permet d&#8217;obtenir facilement des fruits en abondance tout en limitant au maximum la taille et l&#8217;entretien <sup>1</sup> <span style="color: #ffffff;">.&#8211;</span></p>
<p><strong> Pourquoi une haie d&#8217;arbres fruitiers ?</strong><br />
Les avantages d&#8217;une haie fruitière sont incontestables. Plutôt que d&#8217;installer ou maintenir un mur vert de thuyas, cyprès&#8230;, il est préférable de la supplanter par son équivalent constitués d&#8217;arbres fruitiers.</p>
<ul>
<li>De par sa forme, l&#8217;occupation de la surface de terrain est optimisée.</li>
<li>Elle sert, comme toute haie, de pare-vue, pare-vent ou pour marquer une limite.</li>
<li>En plantant des variétés différentes constituant la haie :
<ul>
<li>la consommation des fruits s&#8217;effectuera à des moments différents de la saison.</li>
<li>l&#8217;interfécondation entre les arbres est assurée.</li>
</ul>
</li>
<li>De par sa hauteur limitée, la cueillette et l&#8217;entretien sont aisés.</li>
<li>Le prix d&#8217;achat des arbres est réduit au minimum car la haie est effectuée à partir de scions d&#8217;un an.</li>
<li>Du point de vue esthétique, elle n&#8217;a absolument rien à envier à son équivalent composé d&#8217;espèces qui n&#8217;ont qu&#8217;un intérêt ornemental.</li>
<li>Elle sert de lieu de résidence, de refuge à la faune utile de nos jardins.</li>
<li>Elle ne nécessite pas une taille régulière. Plus de taille-haie et d&#8217;aller-et-retour réguliers à la déchèterie.</li>
<li>etc&#8230;</li>
</ul>
<h2><span>Les trois grands principes de cette méthode</span></h2>
<p><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2007/12/1198475808_haie-diable_3-principes.JPG" alt="Haie fruitières à la Diable" /></p>
<h2><span>1 - porte-greffe approprié</span></h2>
<p>Le porte-greffe qui sert de &#8220;support&#8221; aux variétés cultivées conditionne en majeure partie leur développement (apporte aussi d&#8217;autres caractéristiques telles que la compatibilité avec certains sols, résistance accrue à certaines maladies, etc&#8230;)<br />
Sans entrer dans les détails, le MM106 pour le pommier ou le cognassier de Provence pour le poirier permettent d&#8217;obtenir une haie mitoyenne &#8220;conforme à la législation généralement en vigueur&#8221; qui stipule que les arbres tout en étant plantés au minimum à 50 cm de la cloture mitoyenne, ne doit pas excéder plus de 2 m de hauteur. Ce sont des porte-greffes qu&#8217;on peut considérer comme &#8220;passe-partout&#8221; et qu&#8217;on trouve très facilement dans le commerce.<br />
Pour obtenir une haie aux dimensions encore plus réduites, on peut utiliser du M26 voire du M9, pour le pommier.</p>
<p>Pour conserver les caractéristiques du porte-greffe au cours des années, on prendra soin dès le départ, de planter le scion de manière à ce que le point de greffe soit placé bien au dessus du sol en vue d&#8217;éviter un affranchissement.</p>
<h2><span>2 - inclinaison à 45°</span></h2>
<p>Plutôt que de vouloir contenir la végétation &#8220;au sécateur&#8221; et ensuite être obligé de plus ou moins correctement rétablir l&#8217;équilibre de l&#8217;arbre à l&#8217;aide d&#8217;une taille assez savante, il est préférable de ne pas provoquer l&#8217;excès de végétation initial, qu&#8217;il faudra juguler. Incliner les branches est une réponse. Toute taille est un gaspillage de sève.<br />
Cette façon de faire permet de limiter, de contenir la vigueur de l&#8217;arbre.<br />
En effet, une branche lorsqu&#8217;elle est verticale a tendance à tirer la sève vers elle, vers son sommet, souvent au détriment des branches voisines. Cette branche pousse mais ne fructifie pas.<br />
À l&#8217;inverse, la position horizontale limite trop la circulation de la sève dans la branche, ce qui n&#8217;est pas non plus l&#8217;idéal pour une bonne fructification. La branche est trop négligée.<br />
La position intermédiaire, celle d&#8217;être inclinée, fait que la vigueur s&#8217;assagit tout en restant suffisante pour assurer un bon rendement. Une inclinaison à 45° est un bon compromis.<br />
On peut toutefois incliner plus ou moins la branche. Ainsi une variété trop vigoureuse aura tout intérêt à y être davantage que d&#8217;autres plus faibles.</p>
<h2><span>3 - bourgeon terminal conservé</span></h2>
<p>Dans tout traité d&#8217;arboriculture habituel, on en fait fi et on s&#8217;empresse de le supprimer. Pourtant l&#8217;objectif est au contraire, de le préserver au maximum. Son maintien est capital.<br />
Sa suppression rompt l&#8217;équilibre entre feuillage et racines . Toute tentative de rétablissement, à l&#8217;aide d&#8217;une taille souvent absconse, de cet équilibre désormais rompu, a une incidence directe sur la fructification.<br />
Le bourgeon terminal a un rôle de régulateur hormonal, il équilibre l&#8217;arbre. Le supprimer revient par exemple à procéder à l&#8217;ablation d&#8217;une glande endocrine telle que la thyroïde chez l&#8217;humain. Cette opération n&#8217;est vraiment pas sans conséquence !<br />
Edmond Bouché-Thomas, père de cette méthode de non-taille, appelait le bourgeon terminal, &#8216;l&#8217;oeil prodigieux&#8217;. C&#8217;est dire l&#8217;importance qu&#8217;il a.<br />
Ainsi, les arbres &#8220;de plein vent&#8221;, les pommiers de nos campagnes par exemple, vivent très bien sans taille et pourtant fructifient abondamment, régulièrement et sans problème.<br />
Pour peu qu&#8217;on laisse la végétation se développer librement, qu&#8217;on se contente simplement de l&#8217;encadrer, de la maintenir aérée, la taille de fructification s&#8217;avère très souvent inutile. Elle n&#8217;a pas lieu d&#8217;être.<br />
L&#8217;absence de taille s&#8217;applique à la taille dite de fructification. Il s&#8217;avère nécessaire de couper, d&#8217;élaguer pour donner à l&#8217;arbre, une forme qui correspond à celle d&#8217;un composant de la haie (premières années) et parfois de devoir aérer (pour les variétés classées comme &#8220;vigoureuses&#8221;).</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_8" class="footnote"> <strong><a href="http://www.pomum.fr/?p=10"><em>exemple d&#8217;une application : haie de pommiers &#8220;semi-vigoureuse&#8221;</em></a></strong> </li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>La Reinette Bergamote par Ivan Mitchourine</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Apr 2009 14:46:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>patrice</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Variétés fruitières]]></category>

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		<description><![CDATA[Reinette Bergamote d’Ivan Mitchourine

Beaucoup savent sans doute que les plants issus des graines du pommier Antonovka commune, s’orientent presque tous vers leurs congénères sauvages du pommier forestier. Par contre, le pommier Antonovka-kaménitchka et Antonovka six-cents grammes donnent une proportion assez importante de plants à tendances nettement accusées vers l’état cultivé, ce qui apparaît surtout quand [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Reinette Bergamote d’Ivan Mitchourine</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2007/06/1171000679-_reinette_bergamotte_-f8314.jpg" alt="Reinette Bergamote" /></p>
<p>Beaucoup savent sans doute que les plants issus des graines du pommier Antonovka commune, s’orientent presque tous vers leurs congénères sauvages du pommier forestier. Par contre, le pommier Antonovka-kaménitchka et Antonovka six-cents grammes donnent une proportion assez importante de plants à tendances nettement accusées vers l’état cultivé, ce qui apparaît surtout quand on plante des graines rondes provenant des fruits de ces variétés.</p>
<p>Et voici qu’une de ces graines de forme presque sphérique du pommier Antonovka six-cents grammes a donné dans ma pépinière une nouvelle variété magnifique par la saveur et l’apparence de ses fruits.</p>
<p>Le semis a été effectué en janvier 1893 ; l’été suivant un plant de belle apparence est sorti de la graine, pourvu de feuilles arrondies très pubescentes. Notons que le phénomène de pubescence des feuilles dans la première année de la croissance du plant, se présente très rarement. Le même été, afin d’établir le degré d’influence du porte-greffe sur la variété nouvelle greffée sur lui, au stade le plus précoce de son développement, j’ai greffé en écusson des yeux enlevés au plant sur les branches d’un poirier sauvage très vigoureux de trois ans. La greffe a très bien repris, et les deux années suivantes, en supprimant peu à peu les parties de la couronne du poirier sauvage, la variété de pommier greffée s’est développée bien vite en une très belle couronne. Mais à mon grand étonnement, la pubescence épaisse des feuilles et des rameaux s’éclaircissait chaque année davantage, et n’était la forte grosseur des longs rameaux, on aurait pu soupçonner une dégénérescence régressive de la variété nouvelle. Par la suite cependant, il s’est trouvé que c’eût été une grave erreur, car cette modification ne signifiait pas une évolution vers l’état sauvage de la variété en tant que manifestation d’atavisme (retour aux ancêtres) mais le résultat de l’influence du porte-greffe du poirier sur le jeune greffon de la variété, qui n’avait pas encore eu le temps de se révéler suffisamment résistante, influence qui s’est traduite par la confusion des caractères du pommier et du poirier. Ensuite, la tige du porte-greffe-poirier, malgré le développement sain et vigoureux du pommier greffé sur lui, à partir du printemps de la deuxième année qui suivit le greffage, est tombée gravement malade. On y vit apparaître quelque chose comme une gangrène sèche, de sorte que j’ai dû prendre des mesures pour sauver de la mort le rameau greffé de la nouvelle variété. Ne voulant pas le soumettre une fois de plus à l’influence d’un pommier porte-greffe et perdre ainsi les modifications acquises grâce à l’influence du poirier porte-greffe, j’ai pensé que le mieux serait de courber la tige du poirier vers le sol et enraciner le rameau greffé à son point de suture avec le poirier où, disons-le en passant, s’était formé un bourrelet. Comme je m’y attendais, le rameau a pris racine fort bien et très vite. En coupant graduellement les ramifications inutiles de l’ancienne couronne, j’ai formé facilement et rapidement la tige. En 1898, le jeune arbrisseau a porté les premiers fruits (dans la 5ème année à dater de la germination de la graine). Abstraction faite du retard survenu dans le développement de la plante à cause de la greffe et, ensuite, de l’enracinement, la première fructification a été prodigieusement précoce. Je suppose qu’elle est due au fait que la jeune variété a subi les perturbations d’un greffage inapproprié — d’un enracinement à un âge assez adulte et d’une coupe abondante lors de la formation de la tige. Ce fait doit attirer l’attention des spécialistes.</p>
<p>Ensuite, la modification progressive de l’aspect extérieur de l’arbrisseau chez la jeune variété, dans toutes ses parties, jusqu’à sa maturité, le changement subi par la forme et la grandeur des fruits au cours des récoltes de 1898 à 1906, offrent un tableau éminemment instructif.</p>
<p>Ainsi la forme du limbe des feuilles et sa surface, déjà à l’époque de la première fructification, par rapport à ce qui avait été constaté au début de sa croissance sur un sauvageon de poirier, ont notablement changé : le limbe a augmenté en proportion, a pris une forme plus habituelle pour les pommiers, mais par ses contours, le limbe rappelait parfaitement celui du poirier ; le léger duvet à sa face inférieure s’était épaissi, les rameaux s’étaient également couverts de poils ; la forme de leur surface, d’arrondie et glabre, était devenue côtelée.</p>
<p>La modification apparaît particulièrement dans les fruits qui, à leur première récolte de 1898, avaient l’aspect et la forme d’une poire (voir fig. 14). Le pédoncule des fruits de la première fructification était très gros, court, avec une saillie adventive latérale, couleur verte : il se trouvait en position fortement inclinée, non dans une cavité profonde, comme c’est le cas pour les fruits des pommiers, mais sur une forte proéminence inéquilatérale, couleur verte, comme chez les Bergamotes. C’est ce qui m’a suggéré l’idée de donner à cette variété le nom de Reinette-Bergamote. Je répète que la forme d’ensemble du fruit et sa coloration rappelaient bien plus celles du poirier que celles du pommier. La coloration était d’un jaune d’ocre vif frotté de vermillon du côté du soleil. La petite butte proéminente et les parties du fruit qui y touchent de près, étaient d’un vert vif luisant. La chair épaisse, croquante, d’une saveur douce et piquante, légèrement acidulée. Les fruits se sont conservés jusqu’au mois d’avril. Les pépins des premiers fruits étaient arrondis et gros, mais ne germaient pas. Les années suivantes, les fruits s’étaient quelque peu modifiés, se rapprochant de la forme habituelle des pommes.</p>
<p>Forme du fruit, dans la 8e année de la fructification du plant, les fruits sont de gros volume, napiformes. Coloration, épiderme brillant, épais ; arrachés de l’arbre les fruits verts prennent au fruitier une coloration jaune clair frotté de vermillon sur la face exposée au soleil. Toute la surface, sous la peau, est semée de points blanchâtres. Grosseur, 58 mm. de haut, 77 mm. de large, poids 171 gr. Pédoncule, gros, 20 mm. de longueur, avec une faible saillie latérale à sa base, il est inséré sur une surface parfaitement remplie, légèrement tubéreuse, de couleur verte. Pas de bassin. Œil, ouvert, chez certains fruits mi-clos, inséré dans un creux très peu profond et abrupt. Endocarpe, en forme de bulbe élevé, avec des logettes closes. Pépins, pleins, non plus ronds, mais de forme oblongue, brun clair. Chair, blanche et de couleur verte seulement au point d’insertion du pédoncule ; d’une façon générale, compacte, comme celle des Reinettes, d’une excellente saveur douce et piquante, légèrement acidulée, avec un léger arrière-goût onctueux. Maturité, cette variété demande à être cueillie le plus tard possible, mais s’accommode d’une époque plus précoce, par exemple, dans la seconde quinzaine du mois d’août. Les fruits finissent de mûrir au fruitier, fin décembre, et se conserve facilement jusqu’à l’été. Propriétés de l’arbre, croissance vigoureuse, branches éclaircies ; rameaux longs à arêtes pubescentes, de grosseur moyenne. Feuilles larges, orbiculaires, aux échancrures peu profondes, obtuses ; dimension moyenne. Les boutons à fleurs sont placés aux extrémités et tout au long des rameaux ; rendement assez abondant ; les fruits tiennent bien à l’arbre et tombent rarement. Cette variété a un bel avenir dans nos régions pour sa résistance absolument totale, son aptitude à rester longtemps en couche pendant l’hiver, et la bonne qualité de ses fruits. Variété de premier choix. Cet hybride a été multiplié par voie végétative pendant plus de cinquante ans sans que les caractères provenant du premier porte-greffe poire se soient perdus. C’est un des descendants de l’hybride primitif qu’Issaiev recroise avec le pommier « Pépin-safrané ». Pour éviter toute influence plasmatique, qui aurait permis d’autres interprétations, il utilise le pollen de l’hybride Reinette-Bergamote, qui ne contient pratiquement que le noyau cellulaire, pour fertiliser une fleur de pommier pur. Les arbres issus de ce croisement portent des fruits qui conservent l’aspect piriforme acquis par la voie végétative lors de la première greffe effectuée par Mitchourine. La seule interprétation possible est que le changement des conditions de vie du greffon sur un support inadéquat a modifié de manière durable les noyaux, a travers lesquels ce caractère nouvellement acquis est transmis à la descendance. (Stoletov, Mendel ou Lyssenko ? Deux voies en biologie. Collection Etudes Soviétiques.)</p>
<p>Texte extrait de : &#8220;Oeuvres choisies&#8221; d’Ivan Mitchourine</p>
<p>Crédit image : A. Bakharev &#8220;Mitchourine : un grand transformateur de la nature&#8221;. 1954</p>
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		<title>Haie de pommiers “semi-vigoureuse”</title>
		<link>http://www.pomum.fr/?p=10</link>
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		<pubDate>Mon, 13 Apr 2009 14:38:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>klakos</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Taille & formation]]></category>

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		<description><![CDATA[Hauteur : 2 m
Largeur : 0,8-1m 
(hauteur : compter 2,5 m si les variétés sont très vigoureuses et &#8216;plantées trop droites&#8217;)
On choisit pour cela des scions greffés sur MM106. Ce porte-greffe est très communément diffusé. Il permet d&#8217;obtenir des arbres semi-vigoureux. On en trouve sans problème chez un pépiniériste. Dans le cas d&#8217;un achat en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Hauteur : 2 m</strong><br />
<strong>Largeur : 0,8-1m </strong><br />
(hauteur : compter 2,5 m si les variétés sont très vigoureuses et &#8216;plantées trop droites&#8217;)<br />
On choisit pour cela des scions <a href="http://www.greffer.net/?p=346">greffés sur MM106</a>. Ce porte-greffe est très communément diffusé. Il permet d&#8217;obtenir des arbres semi-vigoureux. On en trouve sans problème chez un pépiniériste. Dans le cas d&#8217;un achat en jardinerie, comme toujours se renseigner au préalable.<br />
<em>Fructification</em> : rapide - dès la 3ème année<br />
<em>Durée de formation</em> : déjà après 4-5 ans, on obtient une haie bien garnie. Compter 10 ans pour qu&#8217;elle atteigne sa taille finale. <em><br />
Palissage</em> : inutile<br />
<em>Distance entre les rangs</em> (si on veut plusieurs haies parallèles) : 3-4 m<br />
<em>Durée de vie</em> : Puisque la méthode de culture est &#8220;douce&#8221; et préserve l&#8217;arbre, on note naturellement une augmentation non négligeable de la durée de vie. Alors que dans le cas du MM106, on l&#8217;estime à 20-25 ans en milieu industriel où l&#8217;arbre est très (trop?) sollicité, on peut raisonnablement tabler sur une quarantaine d&#8217;années.</p>
<p align="center">&#8211;</p>
<h2><span>t 0<br />
</span></h2>
<p><strong>Plantation :</strong><br />
Le trou de plantation : cube de 50 X 50 X 50 cm. Si la couche argileuse est atteinte avant les 50 cm de profondeur, s&#8217;arrêter de creuser. On devra y faire des trous à l&#8217;aide d&#8217;une barre à mine et surélever lors de leur plantation, les scions de manière à ce que les arbres ne &#8217;s&#8217;asphyxient&#8217; pas. Le trou sera rempli d&#8217;un mélange 50-50 de bonne terre de jardin et de compost. Éviter les terreaux du commerce et le compost vendu en déchetterie. &#8220;On ne sait pas sur quoi on tombe&#8221;. On ajoutera au fond une poignée de corne torréfiée qui assurera un apport progressif d&#8217;azote, élément qui permet l&#8217;arbre de se développer. Attention au fumier qui, lorsqu&#8217;il est insuffisamment décomposé brûle les racines. Les scions seront plantés de manière à ce que point de greffe soit à 2-5 cm de la surface du sol. Distance sur le rang, entre chaque scion : 2 à 2,5 m Les scions seront inclinés de 45° environ. On peut s&#8217;aider d&#8217;une équerre simple préalablement confectionnée (faite à partir de baguette de bois ; un angle de 45° est simplement obtenu en faisant en sorte que les deux bouts de bois constituants l&#8217;angle droit soient de la même longueur.) Pour les variétés vigoureuses, il est conseillé d&#8217;augmenter la distance de plantation sur le rang et/ou d&#8217;incliner davantage le scion.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-55 aligncenter" src="http://www.pomum.fr/wp-content/uploads/2009/04/plantation_400.gif" alt="plantation haie fruitière" width="400" height="138" /></p>
<p><span style="color: #ffffff;">&#8211;</span></p>
<h2><span>t+6mois</span></h2>
<p><strong>1er été</strong><br />
Les pousses latérales peuvent être pincées à ce stade, il est inutile de les garder pour devoir ensuite les supprimer en hiver. Il s&#8217;agit d&#8217;un gaspillage de sève.<br />
Si on constate que les pousses verticales, destinées à être inclinées, sont déjà fort developpées, on peut les &#8216;pré-pencher&#8217; à un angle intermédiaire (20-25 degrés). On ralentit alors leur pousse tout en sachant désormais que la sève se portera davantage vers les autres rameaux et qu&#8217;ils se développeront davantage.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-56 aligncenter" src="http://www.pomum.fr/wp-content/uploads/2009/04/plantation1_500.gif" alt="plantation haie fruitière" width="500" height="211" /></p>
<p><span style="color: #ffffff;">&#8211;</span></p>
<h2><span><span>t+12mois</span></span></h2>
<p><strong>1er hiver : </strong><br />
Des pousses verticales ne manqueront pas d&#8217;apparaître. Lorsqu&#8217;elles seront assez longues et encore bien souples, Il faudra alors les incliner en les attachant à l&#8217;aide d&#8217;une ficelle et d&#8217;un piquet planté dans le sol. Puisqu&#8217;on privilégie la formation de la charpente, on supprime à ce stade (1ère année) les branches latérales. Pour éviter de blesser l&#8217;arbre avec le frottement de la ficelle, on utilise des liens épais au niveau de la branche du style bande de caoutchouc.<br />
A ce stade, même l&#8217;arcure est éventuelle et possible bien qu&#8217;utilisée préférentiellement plus tard dans le temps.</p>
<p><span style="color: #ffffff;">&#8211;</span></p>
<h2><span><span>ensuite&#8230;</span></span></h2>
<p><strong>Les saisons suivantes</strong><br />
Il est difficile d&#8217;être précis sur la conduite à suivre, à quel moment exact effectuer les interventions nécessaires. En effet, elles dépendent de la vigueur de l&#8217;arbre, de la nature du terrain qui conditionne la pousse, des conditions météo, de la longueur du scion au départ, etc&#8230; Dans un premier temps, on privilégie toutefois la formation de la charpente et ensuite on peut permettre à la haie de gagner en épaisseur. Le bon sens du jardinier en décidera.<br />
Si une branche s&#8217;avère trop longue, il est préférable de l&#8217;incliner voire de l&#8217;arquer plutôt que de la sectionner à l&#8217;aide d&#8217;un sécateur. Pour rappel, il faut garder au maximum le bourgeon terminal (de toute manière si on coupe, il réapparaitra sur la nouvelle branche).<br />
On réserve l&#8217;usage du sécateur pour faire une sorte d&#8217;élagage, maintenir la structure aérée, renouveller le cas échéant les branches fruitières, mais certainement pas pour effectuer de la &#8220;taille de fructification à la française&#8221;. En somme, on ne se casse pas la tête, on laisse faire la nature (qui sait très bien se débrouiller seule). Si une chose est mal faite, s&#8217;avère inappropriée, ce n&#8217;est pas grave, &#8220;l&#8217;erreur&#8221; reste rattrapable.</p>
<p><span>&#8211;</span><br />
Cette méthode permet d&#8217;obtenir des fruits facilement en abondance.<br />
On laisse au professionnel le gain éventuel des points de rendement supplémentaires qui permettrait d&#8217;augmenter ses ouvriers ou de payer le gasoil par exemple. Lui, il en vit et n&#8217;a pas les mêmes contraintes de celles de l&#8217;amateur.</p>
<p align="center">&#8211;</p>
<h2><span><span>Renouvellement des branches fruitières</span></span></h2>
<p>Après 5 à 15 ans (certains le font dès 2 ans) , il faut procéder au renouvellement des branches fruitières comme le schéma ci-dessous le décrit :<br />
Le rameau à renouveler est sectionné au niveau du 1er-2ème oeil. Consécutivement à cette coupe, une nouvelle branche apparait qu&#8217;on laisse se développer de manière à ce qu&#8217;elle porte finalement des fruits.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-57" src="http://www.pomum.fr/wp-content/uploads/2009/04/rajeunissement.gif" alt="taille" width="298" height="130" /></p>
<p><span>&#8211;</span></p>
<h2><span><span>Variétés conseillées</span></span></h2>
<p>Le tout est de partir sur de bonnes bases.<br />
Pour celà, pour ne pas avoir à traiter sans cesse contre les maladies, il faut choisir dès le départ des variétés de pommiers résistantes.<br />
Citer toutes les variétés conseillées pour le jardin fruitier de l&#8217;amateur est impossible. Préférez tout de même les variétés autrefois traditionnellement cultivées dans votre région. D&#8217;emblée, tirez un trait sur les variétés modernes qui ne peuvent pas survivre sans traitements. Les meilleures variétés sont souvent celles de votre région. du terroir. Il y a néanmoins des &#8220;valeurs sures&#8221; comme Patte de loup, Transparente de Croncels, Borowitsky, Belle de Boskoop, Reine des reinettes, Reinette de Caux, Reinette du Mans, Reinette grise du Canada, Belle-fille de Salins, Châtaignier, Court-pendu gris, etc&#8230;<br />
En Anjou, on peut choisir par exemple la Patte de loup, Bonne-hotture, Reinette clochard, &#8230;<br />
La liste serait vraiment longue.</p>
<p><span>&#8211;</span></p>
<h2><span><span>Le carpocapse</span></span></h2>
<p>Il est des prédations qu&#8217;on peut facilement contrôler et &#8220;désagréables&#8221;. Celle du carpocapse en fait partie (croquer une pomme qui contient déjà un ver bien dodu&#8230;). Les dégâts qu&#8217;ils provoquent sont importants.</p>
<p><a title="Description" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Carpocapse_des_pommes_et_des_poires">Description</a><br />
En accord avec ce <a title="Description" href="http://eap.mcgill.ca/agrobio/ab330-01.htm">récapitulatif d&#8217;études complètes faites au Québec</a>, &#8220;le piège le plus efficace consiste en une combinaison de piège lumineux et olfactif&#8221;.</p>
<p>Un piège fait à partir d’une simple bouteille en plastique coupée en deux et peinte en partie (entonnoir + 3-4 cm du haut du contenant) à l’aide d’une bombe de peinture jaune fluo, s’avère très efficace. Elle contient du panaché (bière + limonade) dilué dans de l&#8217;eau.</p>
<p>On en place un pour protéger 3-4 arbres, de mars à septembre.</p>
<p>La partie peinte sert d&#8217;attrait visuel tandis que le panaché fait office de piège olfactif.<br />
La peinture fluo est préférable à la lumière vive car ce papillon a des mœurs plutôt crépusculaires. Il &#8220;sort le soir&#8221;.<br />
Autrement on piégerait aussi les insectes nocturnes.<br />
Les insectes diurnes &#8220;nuisibles&#8221; (mouches, frelons&#8230;) sont aussi attirés. Toutefois, les abeilles n&#8217;y sont pas.</p>
<p>Ce piège simple et économique donne entière satisfaction.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-58" src="http://www.pomum.fr/wp-content/uploads/2009/04/piege_carpo.gif" alt="piege_carpo" width="298" height="346" /></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le néflier (mespilus germanica) - ses variétés</title>
		<link>http://www.pomum.fr/?p=6</link>
		<comments>http://www.pomum.fr/?p=6#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2009 12:28:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>klakos</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Variétés fruitières]]></category>

		<category><![CDATA[mespilus germanica]]></category>

		<category><![CDATA[néflier]]></category>

		<category><![CDATA[néflier germanique]]></category>

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		<description><![CDATA[Le néflier ‘mespilus germanica’ devient un arbre de moins en moins fréquemment rencontré. Sa présence devient anecdotique.
Sa répartition géographique s’explique logiquement par son parcours historique et par sa préférence d’un climat tempéré. Ainsi, on ne le trouve guère qu’en Asie mineure et en Europe occidentale. Ailleurs, le néflier reste peu commun voire inconnu (par exemple [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="left">Le néflier ‘mespilus germanica’ devient un arbre de moins en moins fréquemment rencontré. Sa présence devient anecdotique.</p>
<p>Sa répartition géographique s’explique logiquement par son parcours historique et par sa préférence d’un climat tempéré. Ainsi, on ne le trouve guère qu’en Asie mineure et en Europe occidentale. Ailleurs, le néflier reste peu commun voire inconnu (par exemple , quoique introduit depuis près de 200 ans sa culture aux Etats-Unis y reste très limitée). <strong>Le Néflier à travers les âges</strong> : On s&#8217;accorde à penser que le néflier est originaire d&#8217;une région centrée sur la Mer Noire (partie sud-est des Balkans, Caucase, Crimée, Turquie, Géorgie, Arménie, nord de l&#8217;Iran, etc). Cultivé par les assyriens et les babyloniens, il a été introduit en Grèce vers 700 avant notre ère. Rapidement, le poète Archilochos de Paros a mentionné cet arbre fruitier. Après les Guerres Macédonniennes, vers 200 avant notre ère, il est arrivé à Rome. Théophraste en fait état (<em>µeorrlkri</em>) et plus tard Pline décrit trois différents types de néfliers (<em>mespilus</em>) - <strong>Setania</strong>, <strong>Athedon</strong> et <strong>Gallicum</strong>. On le trouve encore visible sur des mosaïques à Pompéi. Plus tard , le néflier est communément cultivé. Charlemagne, par exemple, mentionnait le néflier parmi les arbres fruitiers devant être plantés dans les vergers des Jardins Impériaux. On sait que les moines de l&#8217;Abbaye de Westminster le cultivaient dès 1270. Cet arbre était très considéré au Moyen-âge. Il a ensuite été introduit au XVIIème en Afrique-du-Sud puis aux Etats-Unis il y a environ 200 ans par les Jésuites. Jusqu&#8217;au XVIIème siècle, on le trouvait régulièrement sur les marchés. Puis, alors que les autres arbres fruitiers connaissaient leur apogée (XIXè siècle), le néflier au contraire, est tombé peu à peu dans l&#8217;oubli. Autrefois courant dans les haies d&#8217;aubépines (bocage normand par exemple), les néfliers ont presque disparus des campagnes aujourd&#8217;hui. Il en existe pourtant d&#8217;assez nombreuses variétés. Son lieu d’origine reste son endroit de prédilection. Il se trouve que cet arbre se reproduit souvent fidèlement par semis. Ainsi, on trouve de très bonnes variétés, à gros fruit sucré, poussant librement à l’état sauvage en Asie Mineure. Toutefois, comme il a été introduit en Europe occidentale depuis de nombreux siècles (puis ensuite ailleurs), on y trouve aussi de nombreuses variétés intéressantes. <strong>Variétés</strong> :<span style="color: #ffffff;">-</span><span style="color: #ffffff;">-</span> <span style="color: #ffffff;">-</span></p>
<p align="center"><strong>&#8220;Commun&#8221;</strong></p>
<p><strong>Fruit : </strong>Petits fruits <strong>Arbre : </strong> <strong>Origine : </strong></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Američka</strong></span></p>
<p><span><strong>Fruit : </strong> <strong>Arbre : </strong> <strong>Origine : </strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Apyrena</strong></span></p>
<p><span><em>Var. abortiva Duham. - M. apyrena Koch. Desc. - Sans pépin - Enucleator - Kernlose - Sans noyau - Mispel ohne Stein - Mispel ohne Kern - Bezjaderná - San Noyan</em> <span style="color: #ffffff;">-</span> <strong>Fruit : </strong>Petits sans noyaux, parsemés de petites verrues, il sont délicats et mollissent plus rapidement. Fruit petit mais gouteux. Couleur brun-bronze. Diamètre 2 cm environ. <strong>Arbre : </strong>Vigoureux et fertile. feuilles un peu ondulées. <strong>Origine : </strong> <span style="color: #ffffff;">-</span> Type existant à l&#8217;état naturel (stabilisé). Fruits sans pépin, plus petits que le type &#8216;Sans pépin à gros fruits&#8217;.</span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>À petits fruits</strong></span></p>
<p><span><strong>Fruit : </strong> <strong>Arbre : </strong> <strong>Origine : </strong> <span style="color: #ffffff;">-</span> Variété très ancienne</span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Boom en vrutch</strong></span></p>
<p><span><strong>Fruit : </strong> <strong>Arbre : </strong> <strong>Origine : </strong>Pays-Bas</span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Bredase Reus</strong></span></p>
<p><span><em>Reus van Breda - Breda Giant</em> <span style="color: #ffffff;">-</span> <strong>Fruit : </strong>Moyen à gros. <strong>Arbre : </strong>Très vigoureux et fertile. <strong>Origine : </strong>Pays-Bas (Breda) <span style="color: #ffffff;">-</span>Les hollandais assimilent les trois variétés ‘Bredase Reus’, ‘Dutch’ et ‘Holländsche’ a une seule et même variété originelle, celle issue de Breda. <span style="color: #ffffff;">-</span></span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Délice des Vannes</strong></span></p>
<p><span><strong>Fruit : </strong>Fruit de taille moyenne, rond. Couleur : marron-rouge. Valeur gustative exceptionnelle et très bonne aptitude au blettissement sur l&#8217;arbre et hors de l&#8217;arbre. <strong>Arbre : </strong>Productivité abondante et régulière. <strong>Origine : </strong>France (Hyères)</span> <span><a href="http://www.fruitiers.net/fiche.php?NumFiche=709">Photos et précisions</a></span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>De Metz</strong></span></p>
<p><span><em>Mispel von Metz - Metz</em> <span style="color: #ffffff;">-</span> <strong>Fruit : </strong> <strong>Arbre : </strong> <strong>Origine : </strong>France (Metz?)</span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>De Turquie</strong></span></p>
<p><span><strong>Fruit : </strong> <strong>Arbre : </strong> <strong>Origine : </strong>Turquie</span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Domaća mušmula</strong></span></p>
<p><span><span style="color: #ffffff;">-</span> <strong>Fruit : </strong>Maturité : octobre. <strong>Arbre : </strong> <strong>Origine : </strong>Ex-Yougoslavie <span style="color: #ffffff;">-</span> Littéralement : &#8220;néflier local&#8221;</span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Du Caucase</strong></span></p>
<p><span><strong>Fruit : </strong> <strong>Arbre : </strong> <strong>Origine : </strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Dunkelsteiner Wald</strong></span></p>
<p><span><strong>Fruit : </strong> <strong>Arbre : </strong> <strong>Origine : </strong>Autriche</span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Dutch</strong></span></p>
<p><span><em>Large Dutch</em> <span style="color: #ffffff;">-</span> <strong>Fruit : </strong>Gros fruit de forme arrondie. Ax sépales courts. Vert-gris avant maturité (octobre) puis les fruits deviennent marron-roux. <strong>Arbre : </strong>Peu vigoureux, au port retombant. Fertile. <strong>Origine : </strong> <span style="color: #ffffff;">-</span>Très vieux cultivar. Selon J. Baird et J. Theiret (The Medlar from Antiquity to Obscurity, 1989. Econ Bot 43 : p. 328 à 372), serait une des trois variétés de néfliers les plus citées dans la littérature d&#8217;Europe de l&#8217;Ouest : &#8220;taille appréciée&#8221;, les fruits faisant &#8220;fréquemment 6.3 cm de diamètre&#8221; (2&#8243;1/2).</span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Eksmoarstersyl</strong></span></p>
<p><span><span style="color: #ffffff;">-</span> <strong>Fruit : </strong> <strong>Arbre : </strong> <strong>Origine : </strong>Pays-Bas</span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Eristoff</strong></span></p>
<p><span><span style="color: #ffffff;">-</span> <strong>Fruit : </strong>Gros calibre<strong> </strong> <strong>Arbre : </strong> <strong>Origine : </strong><br />
</span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Eschenauer Halbkugel</strong></span></p>
<p><span><span style="color: #ffffff;">-</span> <strong>Fruit : </strong>Taille moyenne. Fruit hémisphérique à énorme calice <strong>Arbre : </strong> <strong>Origine : </strong>Autriche</span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Holländische</strong></span></p>
<p><span><em>Holländische Großfrüchtige - Monstrueuse de Hollande - Holländsche Reuzenmispel - Hollandi óriás - Holandska krupna - Große Gartenmispel - Große Ancienne - Faustmispel - Holandska krupna - Nizozemska krupna</em> <span style="color: #ffffff;">-</span> <strong>Fruit : </strong>Gros à très gros, de forme plate, bruns à vert-bronze. Maturité : octobre <strong>Arbre : </strong>Très vigoureux. Fertile. <strong>Origine : </strong>Pays-Bas <span style="color: #ffffff;">-</span></span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Iranian medlar</strong></span></p>
<p><span><strong><em>Fruit :</em></strong> Plus petit que la moyenne. Forme conique, marron-roux. Assez précoce. Pulpe : marron. Très aromatique. <strong><em>Arbre : </em></strong>Compact au port buissonnant. <strong><em>Origine : </em></strong>Iran <span style="color: #ffffff;">-</span> Pousse spontanément à l&#8217;état sauvage dans les Montagnes d&#8217;Alborz (nord de l&#8217;Iran).</span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Krim</strong></span></p>
<p><span><span style="color: #ffffff;">-</span> <em>De Crimée ?</em> <span style="color: #ffffff;">-</span> <strong>Fruit : </strong>Gros à très gros. Saveur acidulée. Maturité : fin septembre. <strong>Arbre : </strong>Variété assez vigoureuse. Fertile. <strong>Origine : </strong>Ukraine (Yalta) <span style="color: #ffffff;">-</span> Variété cultivée pour la première fois en 1870.</span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Large Russian</strong></span></p>
<p><span><strong>Fruit : </strong>Une des variétés à plus gros fruits. Bonne saveur. <strong>Arbre : </strong>Petit arbre à feuillage fin. Tendance à avoir un port pleureur. <strong>Origine : </strong>Russie <span style="color: #ffffff;">-</span> Ce cultivar a reçu le Royal Horticultural Society Award of Merit.</span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Late Russian Medlar</strong></span></p>
<p><span><strong>Fruit : </strong> <strong>Arbre : </strong> <strong>Origine : </strong>Russie <span style="color: #ffffff;">-</span></span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Macrocarpa</strong></span></p>
<p><span><em>M. Gigantea Kirchn. - Maxima – À gros fruits - Major - </em><em>Mišpule velkoplodá - </em><em>Nespolo Gigante ?</em> <span style="color: #ffffff;">-</span> <strong>Fruit : </strong> <strong>Arbre : </strong>Inerme; feuilles plus grandes; plus gros que dans le type. <strong>Origine : </strong> <span style="color: #ffffff;">-</span> Type existant à l&#8217;état naturel (stabilisé), fidèle de semis : <a title="Illustration" href="http://www.audubonart.com/00_imagedisp.asp?stockno=POI-0399-00-46&amp;file=images%5Ccatalog%5CPOI%5CPOI_399_01.jpg&amp;price=500">Illustration</a></span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Marron</strong></span></p>
<p><span><strong>Fruit : </strong> <strong>Arbre : </strong> <strong>Origine : </strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Monstrous</strong></span></p>
<p><span><strong>Fruit : </strong> <strong>Arbre : </strong> <strong>Origine : </strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Monstrueuse d&#8217;Evreinoff</strong></span></p>
<p><span><em>Culta Evreinoviana - D&#8217;octobre</em> <span style="color: #ffffff;">-</span> <strong>Fruit : </strong>Gros à très gros (70-80 mm de diamètre), de couleur de jaune - gris clair. La chair est brune à rosée. Variété tardive. <strong>Arbre : </strong>Port faible et abondamment ramifié. Considéré comme peu fertile. <strong>Origine : </strong>France <span style="color: #ffffff;">-</span> Variété obtenue par Evreinoff en 1941 à Mirabel, près de Montauban.</span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>National Cathedral</strong></span></p>
<p><span><strong>Fruit : </strong>Gros fruit. <strong>Arbre : </strong> <strong>Origine : </strong>USA (Washington) <span style="color: #ffffff;">-</span> Scion collecté par Joseph Postman en Juin 2002, dans les jardins de Bishop au pied de la Cathédrale Nationale de Washington (avenue Wisconsin x Massachusetts). <span style="color: #ffffff;">-</span></span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Nèfle Grise</strong></span></p>
<p><span><strong>Fruit : </strong>Calibre moyen. <strong>Arbre : </strong> <strong>Origine : </strong>France (Sud-Ouest)</span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Nèfle Précoce</strong></span></p>
<p><span><em>Nespolo Precoce ?</em> <span style="color: #ffffff;">-</span> <strong>Fruit : Arbre : </strong> <strong>Origine : </strong>France (Landes)</span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Nèfle Tardive</strong></span></p>
<p><span><strong>Fruit : </strong>Petit calibre. Maturité novembre. <strong>Arbre : </strong>Vigoureux et érigé. <strong>Origine : </strong>France (Landes)</span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Nespola di Castelraniero</strong></span></p>
<p><span><strong>Fruit : </strong> <strong>Arbre : </strong> <strong>Origine : </strong>Italie</span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Nespolo Biancheria</strong></span></p>
<p><span><strong>Fruit : </strong> <strong>Arbre : </strong> <strong>Origine : </strong>Italie</span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Nespolo di Soriano</strong></span></p>
<p><span><strong>Fruit : </strong> <strong>Arbre : </strong> <strong>Origine : </strong>Italie</span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Nespolo Goccia</strong></span></p>
<p><span><strong>Fruit : </strong>Forme d&#8217;une goutte. <strong>Arbre : </strong> <strong>Origine : </strong>Italie Synonyme de &#8216;Nèfle à fruit al(l)ongé&#8217; (Dictionnaire des sciences naturelles - Levrault (<em>1825</em>) p. 341) ?</span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Nottingham</strong></span></p>
<p><span><em>Frühe Englische - – Grossfrüchtige von Nottingham</em> <span style="color: #ffffff;">-</span> <strong>Fruit : </strong>Petit (2-3 cm de diamètre). Sphérique. Couleur jaunâtre. Pulpe : brun foncé. Saveur très aromatique. <strong>Arbre : </strong>De faible vigueur. Très fertile. <strong>Origine : </strong>Angleterre <span style="color: #ffffff;">-</span>Variété mentionnée dès 1803 par W. Forsyth. Variété fidèle de semis. -Selon J. Baird et J. Theiret (The Medlar from Antiquity to Obscurity, 1989. Econ Bot 43 : p. 328 à 372), serait une des trois variétés de néfliers les plus citées dans la littérature d&#8217;Europe de l&#8217;Ouest : &#8220;le plus fructifère et le meilleur au goût&#8221;. Fruits excédant &#8220;rarement 3.8 cm de diamètre&#8221; (1&#8243;1/2)&#8221;. &#8220;Quand un seul arbre est nécessaire, ce devrait être celui-là&#8221;.</span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Overtuin</strong></span></p>
<p><span><strong>Fruit : </strong> <strong>Arbre : </strong> <strong>Origine : </strong>Pays-Bas</span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Plovdivska</strong></span></p>
<p><span><strong>Fruit : </strong> <strong>Arbre : </strong> <strong>Origine : </strong>Bulgarie ?</span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Puciu Big</strong></span></p>
<p><span><strong>Fruit : </strong> <strong>Arbre : </strong> <strong>Origine : </strong>Italie (Piémont) <span style="color: #ffffff;">-</span> Classée &#8220;type sauvage&#8221;.</span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Puciulot</strong></span></p>
<p><span><strong>Fruit : </strong>Gros à très gros. <strong>Arbre : </strong> <strong>Origine : </strong>Italie (Piémont)</span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Puciu Mol</strong></span></p>
<p><span><strong>Fruit : </strong>Gros <strong>Arbre : </strong> <strong>Origine : </strong>Italie (Piémont)</span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Puciu Super Mol</strong></span></p>
<p><span><span style="color: #ffffff;">-</span> Supermol <span style="color: #ffffff;">-</span> <strong>Fruit : </strong>Gros <strong>Arbre : </strong> <strong>Origine : </strong>Italie (Piémont) <span style="color: #ffffff;">-</span> Très couramment cultivé en Italie, où cette variété est souvent préférée à d&#8217;autres. <span style="color: #ffffff;">-</span></span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Puch-Weingarten</strong></span></p>
<p><span><span style="color: #ffffff;">-</span> <strong>Fruit : </strong>Petits fruits aromatiques. <strong>Arbre : </strong> <strong>Origine : </strong>Autriche</span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Reus van Uitbergen</strong></span></p>
<p><span><span style="color: #ffffff;">-</span> <strong>Fruit : </strong>Gros à très gros. Épiderme marron-jaunâtre. Goût aromatique, agréablement acidulé. Pulpe jaune-brun. <strong>Arbre : </strong>Moyennement vigoureux. Grandes fleurs. <strong>Origine : </strong>Belgique (Uitbergen) <span style="color: #ffffff;">-</span> Variété protégée</span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Rossatz</strong></span></p>
<p><span><span style="color: #ffffff;">-</span> <strong>Fruit : </strong> <strong>Arbre : </strong> <strong>Origine : </strong>Autriche</span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Royal</strong></span></p>
<p><span><em>Königliche - Königsmispel - De ménage - Kraljevska</em> <span style="color: #ffffff;">-</span> <strong>Fruit : </strong>De taille moyenne (jusquà 45 mm de diamètre). Forme allongée. De couleur gris-brun. Goût agréable, légèrement acide. <strong>Arbre : </strong>Vigueur moyenne. Fertile. <strong>Origine : </strong>Angleterre Très ancienne variété.</span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Sans pépins et à gros fruits</strong></span></p>
<p><span>&#8216;Apyrena à gros fruits&#8217; <span style="color: #ffffff;">-</span> <strong>Fruit : </strong>Gros (5 cm de diamètre). <strong>Arbre : </strong> <strong>Origine : </strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Schönbrunner Riesenmispel</strong></span></p>
<p><span><strong>Fruit : </strong> <strong>Arbre : </strong> <strong>Origine : </strong>Autriche</span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Silberberger Mammut</strong></span></p>
<p><span><strong>Fruit : </strong> <strong>Arbre : </strong> <strong>Origine : </strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>St. Michael Kirche</strong></span></p>
<p><span><strong>Fruit : </strong> <strong>Arbre : </strong> <strong>Origine : </strong>Autriche</span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Sultan</strong></span></p>
<p><span><strong>Fruit : </strong>Gros fruit <strong>Arbre : </strong> <strong>Origine : </strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Szentesi rózsa</strong></span></p>
<p><span><em>Ungarische</em> <span style="color: #ffffff;">-</span> <strong>Fruit : </strong>Fruits de taille moyenne, légèrement rectangulaires, jaune-bronze. Bonne saveur. Maturité en septembre-octobre. <strong>Arbre : </strong>Peu vigoureux. Fertile. <strong>Origine : </strong>Hongrie</span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p align="center"><span><strong>Westerveld</strong></span></p>
<p><span><strong>Fruit : </strong>Fruit de taille moyenne, marron. Bon goût. <strong>Arbre : </strong>Très fertile <strong>Origine : </strong>Pays-Bas</span></p>
<p align="center"><span><strong>&#8212;&#8211;</strong></span></p>
<p><span><span style="color: #ffffff;">-</span> On mentionnera aussi le &#8216;Néflier de Correa&#8217;. Il avait été illustré par Poiteau en 1847. Ce néflier était caractéristique parce qu&#8217;il donnait des fruits issus d&#8217;un phénomène de syncarpie (monstruosité consistant à la soudure anomale de deux fruits. Fusion de plusieurs carpelles de l’ovaire). Etait-ce une variété à part entière ? Une chimère de greffe ? <a title="Néflier de Correa" href="http://www.audubonart.com/00_imagedisp.asp?stockno=POI-0398-00-46&amp;file=images\catalog\POI\POI_398_01.jpg&amp;price=500[/quote]">Illustration</a></span> <span>La liste précédente, quoique assez longue, est incomplète. Il existe notamment des variétés cultivées en Asie Mineure qui n&#8217;ont pas pû être référencées. Si vous connaissez d&#8217;autres variétés ou des précisions sur celles citées (avec quelques références si possible pour les certifier), n&#8217;hésitez pas à contacter le gestionnaire du site.</span> <em><span>Avec l&#8217;aimable participation d&#8217;Alex et de Mitschurin.</span></em></p>
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