Palmette à la diable

La palmette à la diable (appelée aussi espalier naturel, palissage à la loque, palissage à la diable) est un mode de conduire d’arbres fruitiers palissés le long d’un mur.

Elle est formée sur un tronc de courte hauteur, duquel partent deux charpentières symétriquement opposées, qui au fur et à mesure de la croissance se diviseront en sous-charpentières.

Cette forme est utilisée principalement pour les pêchers, mais on la trouvait aussi utilisée parfois pour l’abricotier, le plaqueminier (kaki), le grenadier, le cerisier, … On choisira des porte-greffes de vigueur moyenne.

Son principal inconvénient  est de provoquer des blessures sur les charpentières suite au contact ou frottement avec le fil de fer.

Voici comment la former :

Le premier hiver, on plante le scion, qu’on décapite à environ à 50 cm du sol. Si plusieurs sujets côte à côte, on espace chacun d’eux d’au moins 4 mètres.

scion à décapiter

Au printemps, lorsque le scion partira en végétation, on ne gardera que deux rameaux, symétriquement opposés, qu’on maintiendra à l’oblique par tuteurage sur latte.

formation la premiere année de vegetation

L’hiver suivant, ces deux rameaux seront rabattus à environ 40 cm :

hiver suivant rabattage

Le printemps suivant, on conserve trois sous charpentières :

– une tendant vers l’horizontale,

– une tendant dans le prolongement de l’oblique,

– une vers le haut, mais jamais à la verticale, en s’aidant de tuteurs complémentaires.

palmette : formation a+2

Les années suivantes, on continue ainsi ces prolongations par division, au hasard de la végétation, tout en essayant de maintenir un certain équilibre et symétrie de la végétation.

palmette à la diable

palmette à la diable

Auteur : patrice
01 juillet 2009 · dans la categorie Taille & formation